Ebola et poignée de mains au Mali : Une mesure difficile à respecter

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La fièvre hémorragique à virus Ebola, une maladie très contagieuse et mortelle est depuis un bon moment la préoccupation quotidienne des populations maliennes. Bref, dans les ménages, les lieux de rencontres et de travail, les ‘’grins’’, etc. on ne parle plus que d’Ebola. Pour lutter contre la propagation de cette maladie, il ressort que les mesures d’hygiène telles que les poignées de mains (déconseillés par les autorités sanitaires) peinent à être respectées par les gens.

La maladie à déjà fait 4 victimes et plus de 577 personnes sont mises en quarantaine par nos autorités sanitaires. Malgré les messages de préventions sur le risque de contamination de cette maladie, que font passer les radios, télévisions etc., beaucoup de personnes n’arrivent pas à respecter les règles d’hygiène de contamination recommandées, comme éviter la poignée de main. Malgré ce conseil cardinal, les uns et les autres ont du mal à le respecter. «Je crois à l’existence de cette maladie, d’habitude je me lavais les mains au savon deux fois par jour. Et c’est ce que je continue de faire. Les deux fois me suffisent pour ma propreté. En ce qui concerne les poignées de mains, il est très difficile pour moi de refuser la main d’un supérieur, je n’arrive vraiment pas à respecter cette mesure, malgré les consignes données par les autorités sanitaires. Je suis conscient qu’il est vraiment nécessaire de respecter ses règles d’hygiènes pour notre santé. Mais je ne parviens pas à respecter cela d’abord», a reconnu Daouda Salif Diakité, électricien. Mahamadou Touré, étudiant, d’ajouter «Face à une maladie très grave comme Ebola, il est important de respecter les consignes sanitaires. L’application des règles s’avèrent difficile à respecter, cela est dû aux réalités de notre société. Le lavage des mains au savon ne constitue pas de problème, c’est celui des poignées de mains qui pose problème». Mamadou Dembélé, étudiant en pharmacie à l’université, insiste sur la sensibilisation et la communication pour que les gens s’habituent à ne pas se donner les mains permanemment. «Notre pays repose sur la tradition, ce qui rend l’application de la mesure difficile. Mais, je pense que l’information ne doit pas s’arrêter même si l’on parvient à éradiquer le fléau. Je crois que si l’on continue la communication sur le risque de contamination, à la longue, les gens cesseront de se serrer les mains. Les lavages réguliers des mains au savon ne doit pas poser de difficultés, la population ne doit pas aussi minimiser les autres modes de contaminations édicter par les spécialistes», explique-t-il.

Si ces trois personnes ont du mal à respecter la consigne d’éviter les poignées de mains, d’autres parviennent à le faire sans difficulté. «Je me lave les mains plus de quatre fois dans la journée, même si c’est pas le virus Ebola, je pense que nos mains sont toujours sales. Dans notre établissement (Ecole privé Ouleimatou Dembélé à Sokorodji), les poignées de mains ne sont plus permises depuis la découverte de cette épidémie sur le sol Malien. J’avoue que je parviens à respecter les mesures d’hygiène recommandées. Car il y va de notre survie», a expliqué Mme Bintou Wade, enseignante.

Sidiki Adama Dembélé, Stagiaire

 

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