Entre honte et déshonneur : Quand est ce que le Mali se retrouvera ?

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Ça y est ! Le constat est désormais clairement établi. La situation globale du pays n’a guère changé depuis le malheureux évènement du 22 mars 2012. Le vendredi 10 juillet, et même pendant les deux jours suivants, les bamakois ont revu les spectres d’un passé récent empreint d’incertitudes et surtout de déshonneur. Les vieux démons ne sont jamais loin. Comment en pourrait-il être autrement puisque les maux n’ont pas été soignés à la racine. Aujourd’hui, les maliens patriotes et fiers, ont le cœur lourd. Et se demandent encore et toujours où est passé l’autorité.

Le vendredi 10 juillet 2020, appel a été donné à une foule nombreuse sur la place de l’Indépendance d’occuper les édifices publics pacifiquement. La désobéissance civile donc. Sauf que ceux qui ont fait un tel appel n’ont pas voulu investir le terrain aux côtés des plus investis pour la cause. Et pire encore, les têtes de proue du mouvement anti-régime IBK n’ont pas pris en compte le facteur éléments perturbateurs. Résultats, la désobéissance civile s’est mutée en une violence civile. De nombreux biens communs ont été saccagés et détruits. Et l’image du Mali a été encore une fois fortement ternie.

Alors que nombres de manifestants cassaient, saccageaient, pillaient, les cadors du M5 CFP et alliés étaient tranquillement chez eux, insouciants de l’appel qu’ils avaient lancés quelques heures plus tôt. Ces acteurs qui animent la scène politique et publique depuis des décennies devraient savoir que s’adresser à une masse populaire frustrée revient, assez souvent, à jouer avec des feux d’artifices. Il faudrait être prudent au risque de se bruler soi-même.

Ce qui est aussi rageant, c’est que l’on a l’impression que le pays est vide de gouvernants. Comment diable des éléments peuvent attaquer l’ORTM et l’Assemblée Nationale, s’adonner à de pires bassesses sans une prompte intervention des forces armées et de sécurité ? Mieux, ces dernières auraient dû être sur place en nombre bien avant l’arrivée de ces bandits.

Aujourd’hui encore, l’incertitude règne. Et l’on ne sait pas quelles seront les conséquences de cette manifestation qui a dégénéré en une sorte de guérilla urbaine ?

Ahmed M. Thiam

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3 COMMENTAIRES

  1. Honte à ceux qui ont causé tous ces dégâts pour dénoncer des choses dont beaucoup d’entre eux ont contribué à créer et l’ont pratiquées dans un passé très récent. Corruption, clientélisme, truquage des élections nationales et mêmes celles des organisations de la société civile. Il revient vivement dans mon esprit qu’en 1994, l’ADEMA de Kadiatou SOW avait organisé un congrès de l’AEEM à Quinzambougou pour mette Mahamae BABY, l’actuel PDG de la CANAM à la tête de cette organisation à la place de Zarawan jugé trop proche de CNID-Fasso Wiriwa Ton. Les étudiants, en risposte avait brûlé l’assemblée Nationale. Quand le vieux Colonel Youssouf TRAORE avait parlé de cela, Kadiatou avait pris la parole pour dire que “Tout ce qui est excessif est insignifiant” avant de conclure que le Colonel était insignifiant. Les faits étaient indéniables mais les injures furent la réponse au vieux Colonel. Beaucoup de ces gens qui étaient dans ce qu’ils appelaient “Jeunesse ADEMA” furent bombardés de bourses d’études et certains, à leur sortie sans même une année d’expérience de travail, furent nommés chargés de mission, directeurs (Pyramide de souvenir: Thierno H. DIALLO, Directeur DNGM: Dramane DEMBELE etc.). Pour une personne honnête de parler de corruption et de vol sans état d’âme, elle doit citer forcément Dramane DEMBELE. Voilà des genres de choses que les Kadiatou SOW et IBK ont fait ensemble et voilà les genres de personnes dont il ont fait la la promotion. Ils étaient avec IBK dans tout cela. Aujourd’hui ils nous demande de les joindre en chorale de condamnation de la corruption et de la gabegie d’IBK. Nous n’avons tous la mémoire courte et nous nous méfions de vous.

    • Tu as tellement raison !!! Tienkafo. Il faut ajouter TALL ministre et porte parole, Chogueule ministre voleur de l’Amrtp, Modibo Sidibé et Att qui ont laissé entrer les rebelles armés en provenance de Lybie….
      Voilà des dynausores politiques ressuscités qui s’accrochent à DICKO comme des SANGSUES. Si ce sont ces gens-là qui doivent revenir ou proposer leurs laquais, on n’est pas sorti de l’auberge.

  2. Le Mali ne se retrouvera que lorsque nous aurons arrêté de faire la grande gueule. Le salut est dans le travail et l’honnêteté. Il faut arrêter maintenant la recréation et tout le monde au boulot. Point barre.

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