Médiation CSDM-Ministère de la Cohésion Sociale dans l’affaire Konsiga : 93 personnes de l’Association Yélimané Dagakané ont été libérées

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Une délégation du Conseil supérieur de la diaspora malienne (CSDM) conduite par son président, Chérif Mohamed Haïdara et celle de l’Association Yélimané Dagakané se sont rendues, le samedi 13 avril 2019, au Ministère de la Cohésion Sociale, de la Paix et de la Réconciliation Nationale pour remercier le ministre, Lassine Bouaré d’avoir œuvrer pour la libération de 93 membres de l’Association Yélimané Dagakané, qui étaient emprisonnés à Bafoulabé (Région de Kayes). 

«L’Association Dagakané a souhaité me rencontrer aujourd’hui de venir m’informer de leur satisfaction suite à la libération de tous leurs collègues, parents, amis qui avaient été appréhendés suite aux événements qui s’étaient passé dans la localité (Yélimané). Au moment de cette affaire, ils m’avaient abordé, dans le cadre de la mission du ministère de la réconciliation nationale à savoir la paix et la cohésion sociale. Je leur avais suggéré de rester calme. En out état de cause, nous sommes dans un pays de droit, chaque fois que quelqu’un a un problème de ce genre, s’il n’a rien fait, il sera libéré, peut être que ça peut prendre le temps de faire des vérifications nécessaires, les investigations et c’est ce qui s’est justement passé », a souligné le ministre de la Cohésion Sociale, de la Paix et de la Réconciliation Nationale, Lassine BOUARE. Avant d’ajouter qu’il a parlé à son homologue ministre de la justice Tiena Coulibaly, qui a dit que les juges feront leur travaille de façons professionnelle et tous ceux qui n’ont rien fait seront libérés. « Dieu faisant bien les choses, la justice a fait son travail, elle a fini par dire à tout le monde rentrer chez vous. Les militants de l’association ont jugé nécessaire de venir me remercier pour la résolution de leur problème », a indiqué le ministre Lassine Bouaré. Aux dires de Bouaré, la chaine de la justice a appliqué les règles du droit en élargissant ceux qui n’avaient rien fait. Il a invité les membres de l’Association Yélimané Dagakané de prêcher la paix et la cohésion entre les communautés. Pour le ministre Bouaré, la première aspiration d’une collectivité est l’amélioration de ses conditions de vie. Et cela passe, dit-il, par la sécurité, la paix, la cohésion et le vivre ensemble. Enfin, il a remercié l’Association Yélimané Dagakané pour cette marque de considération. Pour le secrétaire général de l’Association Yelimané Dagakane de Bamako, Simballa Touré, l’objectif de leur visite était de venir remercier le Ministre de la Cohésion Sociale, de la Paix et de la Réconciliation Nationale, Lassine BOUARE pour sa médiation dans la résolution de leur problème. « La fois dernière, on était venu avec le Conseil supérieur de la diaspora malienne (CSDM), présidé par Chérif Mohamed Haïdara, expliquer notre problème au ministre. Après la résolution de ce problème, c’était une obligation pour nous membres de l’Association Yélimané Dagakané de venir remercier le ministre. 93 personnes de nos membres étaient emprisonnées à Bafoulabé par le juge. On est venu expliquer au ministre de la cohésion sociale et ils ont été libérés», a-t-il dit. A l’en croire, le CSDM a beaucoup œuvrer aussi pour la libération des membres de l’Association Yélimané Dagakané. « C’est grâce au CSDM qu’on était venu voir le ministre Bouaré, on ne peut jamais oublier le CSDM », a-t-il conclu.

Pour rappel, le jeudi 20 décembre 2018 à Konsiga (Cercle de Yélimane, Région de Kayes), un violent affrontement a eu lieu entre les forces de l’ordre et la population. A la suite cet affrontement, plusieurs membres de l’Association Yélimané Dagakané ont été arrêtés. Grace donc à la médiation du CSDM et du ministère de la cohésion sociale, ces personnes ont été libérées.

Aguibou Sogodogo

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1 commentaire

  1. Ces personnes ne devraient même pas être arrêtées. Leur simple tort est de refuser qu’on leur impose un individu qu’elles n’ont pas élu.
    Franchement, ce régime doit éviter de se crer des problèmes. Martyriser toute une commune parce qu’elle a refusé un “élu” n’est pas une attitude de nature à apaiser le climat social déjà très tendu. Les Soninkés sont parmi les plus dociles des populations maliennes.

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