Grogne sociale : Les raisons de la colère des enseignants

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La journée d’école pourrait être fortement perturbée demain jeudi 11 avril 2019 au Mali. En prélude à leur grève de 23 jours : du lundi 15 avril au vendredi 17 mai 2019, les enseignants, à l’appel du collectif des syndicats signataires du 6 octobre 2016, vont battre le pavé sur l’ensemble du territoire national aujourd’hui. Les enseignants dénoncent « les mauvaises conditions de vie et de travail de l’enseignant malien.»

Sur les dix points de revendications de leur cahier des doléances, trois points divisent aujourd’hui les enseignants et le gouvernement malien. Il s’agit de l’octroi d’une prime de logement, la relecture immédiate du décret n°529 P-RM du 21 juin 2013, portant allocation d’indemnité au personnel chargé des examens et concours professionnels en ses articles 1,2 et 3 et l’accès des enseignants fonctionnaires des collectivités territoriales aux services centraux de l’État. « Le gouvernement du Mali a refusé de faire des propositions concrètes sur ces trois points de divergence », indique, dans une déclaration, le porte-parole des syndicats de l’éducation signataires du 15 octobre 2016 Adama Fomba. Selon les enseignants, les moyens existent bel et bien au regard du gaspillage à ciel ouvert du bien public. « Les points de divergence ne sont pas tous d’ordre financier. Les points qui ont fait l’objet d’accord l’ont été depuis deux ans ou plus. Nous sommes revenus sur ces points parce que le gouvernement n’a pas honoré ses engagements sur lesdits points. Nous constatons tout simplement que l’école des enfants des pauvres n’est pas une priorité pour les autorités du Mali », explique Adama Fomba.

Les points d’accords trouvés entre le gouvernement et les syndicats de l’Education signataires du 15 octobre 2016 sont les suivants : L’octroi d’une prime de documentation ; L’adoption immédiate du projet de décret portant plan de carrière du personnel enseignant de l’Enseignement secondaire, de l’Enseignement fondamental et de l’Education préscolaire et spéciale en Conseil des ministres ; La finalisation du processus de régularisation administrative et financière des sortants de l’ENSUP (nouvelle formule) au même titre que ceux de l’ENI et IPR-IFRA (ainsi que toutes les grandes écoles ENI, IPR-IFRA, conservatoire Balla Fasseké….) ; L’application effective et immédiate du Décret N°2016-0001/P-RM du 15 janvier 2016, fixant les conditions et les modalités d’octroi de l’indemnité de déplacement et de mission ; L’organisation sans délai de l’élection professionnelle du secteur de l’Education et la création des organes prévus par le décret N°2018-0067 P-RM du 26 janvier 2018, fixant les modalités d’application du statut du personnel enseignant de l’Enseignement secondaire, de l’Enseignement fondamental et de l’Education préscolaire et spéciale ; L’annulation des Décrets n°2018-0800/P-RM du 19 octobre 2018, fixant les attributions spécifiques des membres du Gouvernement et n°2018-0801/P-RM du 19 octobre 2018, portant répartition des services publics entre la primature et les départements ministériels ; L’intégration dans le corps des enseignants du personnel non enseignant en classe.

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