Litige foncier opposant les garagistes de l’emprise des rails de Djélibougou et l’opérateur économique, Aliou M’Baye

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    Les ministres concernés bientôt interpelés à l’Hémicycle par les députés de l’opposition 

    Le président du Font social des partis politiques de l’opposition, Dr Aboubacar Sidiki Fomba a rencontré, le vendredi 19 mai, les garagistes qui occupent l’emprise des rails (située à la frontière Djélibougou-Boulkassoumbougou) en commune I du district de Bamasko. C’était à la suite d’un litige foncier opposant ces derniers à l’opérateur économique, Aliou M’Baye qui réclame la propriété du site sur la base d’une décision d’attribution du maire du district de Bamako, Adama Sangaré.

    Dans son intervention, le représentant des garagistes, Gaoussou Haïdara dit Kiassou a rappelé les circonstances ayant abouti à cette rencontre. A le croire, les occupants des lieux ont été surpris, très tôt le matin du jeudi 18 mai dernier, par la présence d’un huissier de justice muni d’une décision de déguerpissement appuyé par un important contingent de policiers. « Selon les explications de l’huissier, les défendeurs (garagistes) occupent illégalement lesdites parcelles qu’ils utilisent comme garages. L’huissier nous a fait savoir qu’il est venu exécuter une décision de justice ordonnant l’expulsion des occupants. En aucun moment nous avons été saisis par la justice par rapport à ce site», a ajouté Kiassou.

    Et de poursuivre que l’esprit de sagesse et de responsabilité des chefs garagistes a permis d’éviter le pire. « Nous avons pu éviter un affrontement entre les apprentis mécaniciens et les éléments des forces de sécurité déployés sur le terrain. Nous avons préconisé le dialogue et le règlement de ce différend par des moyens légaux. Raison pour laquelle, nous avons saisi immédiatement la mairie de la commune I afin de tirer cette affaire au clair », a-t-il dit.

    De sa lecture, la décision d’attribution de l’emprise des rails de Djélibougou du Maire du district de Bamako, Adama Sangaré est nulle et de nul effet. Car, dit-il, il est inadmissible d’attribuer un site à un seul individu sur lequel plus de trois cent personne sont installées depuis quelques décennies. Surtout dans un pays où les pouvoirs publics se sont engagés à lutter contre l’immigration clandestine et encouragés les jeunes à se reconvertir au lieu de s’engager dans des aventures incertaines. « Les garages contribuent beaucoup à la réussite de ces différentes politiques. Nous formons des centaines de jeunes sortant des universités maliennes afin de les permettre de tenter leur chance au Mali. Ces jeunes sont pour la plupart les soutiens de leur famille respective », a-t-il martelé.

    Avant de pointer du doigt la responsabilité de la Chambre des métiers et les élus locaux de la commune pour leur passivité et leur mépris face à cette situation. A l’entendre, ils ne vont pas se laisser exproprier le site sur lequel ils gagnent leur vie. « Nous utiliserons de tous les moyens légaux pour que le droit soit dit dans cette affaire. Il est temps que les plus hautes autorités de notre pays arrêtent de mépriser les ouvriers, un secteur très sensible et pourvoyeur d’emploi », a-t-il renchéri.

    A sa suite, le président du Front social des partis politiques de l’opposition a rassuré les garagistes de leur accompagnement sans faille. Et de poursuivre que le dossier sera minutieusement étudié par les partis politiques de l’opposition afin d’apporter des solutions adéquates. Avant de dénoncer les différentes violations des lois et du droit des plus démunis dans notre pays. Selon lui, ce phénomène est de plus en plus récurrent au Mali, surtout durant ces dernières décennies. « Dans les jours à venir, les députés de l’opposition vont interpeler les ministres concernés afin qu’ils expliquent sur la question de l’emprise des rails », a-t-il laissé entendre.

    Pour finir, il dira que l’opposition est dans son rôle dans cette affaire, car la nouvelle vision des partis politiques de l’opposition c’est de veiller au respect des principes d’égalité et d’équité dans notre pays, des éléments fondamentaux de la démocratie.

    MAMA PAGA   

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