URD: du rififi à la section de Diré

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Le remembrement de la section URD de Diré se serait passé dans des conditions douteuses loin de tout consensus. C’est ce qui ressort  d’une lettre de protestation du secrétaire général adjoint de ladite section adressée au président du Bureau Exécutif National de l’URD (BEN).

«J’ai le regret de porter à votre connaissance que la mission du BEN que vous nous avez envoyée dans le cadre du remembrement de la section de Diré est passée à coté de sa mission car ils ont procédé à un renouvellement plutôt qu’à un remembrement », a souligné le secrétaire général adjoint. Il explique dans la correspondance que le litige est survenu dans le cadre de l’application des textes.  « Nous avons des textes qu’on doit appliquer », peut-on lire dans ladite correspondance. Toujours, écrit-on dans la lettre, malgré les différentes interventions, les membres du BEN sont demeurés sourds et insensibles au problème. Selon le secrétaire général adjoint, le bureau a été mis dans une confusion totale. Ainsi des incompatibilités sont signalées lors du renouvellement de la section. On peut noter le cas de Mme Touré Bintou Aliou, 1ère Vice- présidente du mouvement de la section des femmes (bureau 2008) qui se  retrouve dans la section des adultes et de Mme Traoré Hawoye O.Djitteye : membre du comité des femmes de son quartier (Alganima), membre de la section du mouvement des jeunes, membre de la sous-section des adultes de la  commune urbaine de Diré et depuis le 26/11/2011, membre de la section des adultes de Diré. Tout cela en violation de l’Article 103 des statuts qui stipule que nul ne peut être élu à la fois membre d’un organe du parti et d’un organe du mouvement des femmes ou des jeunes.

En violation des textes du parti, il y a la création du poste de 2ème adjoint au secrétaire général contrairement aux statuts. La correspondance indique enfin que pour meubler toute cette scène d’incompréhensions, Monsieur Cheick Doukouré s’est permis de lancer des insanités à la figure d’Abdoulaye Kalil, 3ème secrétaire à l’organisation de la section de Diré pour avoir défendu ses opinions. Et la lettre de protestation, signée par 11 responsables de la section, de conclure ainsi : ‘’ Nous avons été bien traités, récompensés. Pour éviter que d’autres injures ne nous parviennent nous saurons prendre la décision qui s’impose en temps utile.’’  

Daouda T. Konaté

Projet de révision constitutionnelle au centre des critiques !

La Constitution  est  la règle de  droit supérieur  d’un Etat. Elle a un caractère évolutif. Elle doit s’adapter aux besoins et aux évolutions de la société qu’elle régit.

La Constitution prévoit elle-même sa propre modalité de révision. C’est ainsi que l’article 118 de la Constitution du 25 février 1992 stipule que « l’initiative de la révision de la Constitution appartient concurremment au Président de la République et aux députés ». En effet, ce même article dit « aucune procédure de révision ne peut être engagée ou poursuivie lorsqu’il est porté atteinte » à l’intégrité du territoire ». La situation actuelle du nord rend cette révision inconstitutionnelle. Le  ministre en charge du Tourisme et de l’Artisanat l’a reconnu sur les antennes de l’ORTM, le 29 Novembre 2011 lors d’une rencontre avec les acteurs du tourisme. Je cite ses propos : « Le Mali est en guerre, nous sommes attaqués, l’intégrité du territoire est menacée ».

En tant que fils de ce pays, patriotes, nous demandons à M. le Président de la République de surseoir à son projet de révision de la Constitution. Chers membres du Cari (Comité d’appui aux réformes institutionnelles) et éminents juristes qui entourent le chef d’Etat pour une fois assumez-vous. Ayez l’honnêteté intellectuelle de dire la vérité à M. le président de la République

Nouhoum Kéïta, Juriste, spécialiste en marketing et intelligence d’affaires et Dramane Dembélé, Président association des handicapés pour la promotion des initiatives locales de développement

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