1er décembre, la journée mondiale de lutte contre le sida : Le meilleur traitement contre cette pandémie est la prévention!

Hier mardi 1er décembre 2015, à l’instar des autres pays, le Mali a célébré la Journée mondiale de lutte contre le sida. Établie en 1988 par l’OMS, elle est consacrée à la sensibilisation à la pandémie du VIH/sida et célébrée chaque 1er décembre.

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Que sait-on du SIDA ? Les initiales VIH désignent le Virus de l’Immunodéficience Humaine qui attaque les cellules du corps qui luttent contre les infections et maintiennent le corps en bonne santé. Lorsqu’il a détérioré le système immunitaire d’une personne, on dit qu’elle a le sida, ou le syndrome d’immunodéficience acquise. Après contamination par le VIH,  il faut 1 à 6 semaines pour le développement d’anticorps du VIH, c’est la séroconversion.Pendant cette période sérologiquement muette, les séropositifs n’ont pas d’anticorps dans le sang susceptibles d’être détectés par un test de dépistage mais ils sont contagieux car ayant des niveaux élevés de virus dans le sang, le sperme, les fluides vaginaux et le lait maternel. Le test de dépistage des anticorps du VIH ou du VIH lui-même indique si le virus est présent dans le corps. La thérapie antirétrovirale (ART), une combinaison d’au moins trois médicaments, associée au dépistage, ralentit la progression de la maladie vers le sida en diminuant la charge virale de la personne infectée et freine la transmission mère-enfant. Sans traitement, les séropositifs développent des signes de maladies liées au VIH dans les 5-10 ans : perte de poids mineure, manifestations cutanéomuqueuses mineures, infections récidivantes des voies respiratoires supérieures, diarrhées chroniques, fièvre prolongée, infections bactériennes sévères, tuberculose pulmonaire, inflammation nécrosante aiguë dans la bouche… Le statut sérologique VIH permet à un séropositif, avant l’apparition des symptômes, de débuter vite le traitement ce qui lui prolonge la vie de plusieurs années et en bonne santé ; d’éviter de transmettre le virus et de protéger la vie de son enfant en cas de grossesse ; de se faire vacciner pour éviter des infections telles que la pneumonie et la grippe…Le test est confidentiel et volontaire pour éviter la discrimination dans les milieux sanitaires, professionnels, sociaux…Pour la prévention, il s’agit de savoir les risques, de limiter le nombre de partenaires sexuels, d’utiliser un préservatif, d’intensifier la circoncision masculine…Le virus se transmet lors de rapports sexuels non protégés avec une personne infectée, avec pénétration vaginale ou anale et lors de rapports sexuels buccaux ; lors de l’utilisation de seringues, d’aiguilles ou d’autres instruments pointus ou tranchants contaminés; par la transmission d’une mère infectée à son enfant pendant la grossesse, l’accouchement ou l’allaitement au sein; lors d’une transfusion par du sang contaminé. Il ne se transmet pas par les piqûres de moustiques. Même si le virus entre dans le moustique ou autre insecte suceur ou piqueur, il ne peut s’y reproduire. Les insectes ne sont pas contaminés, ils ne peuvent alors pas le transmettre aux personnes qu’ils piquent ou sucent.

En cas d’exposition  au VIH, faites un test de dépistage ou suivez un traitement de « prophylaxie post exposition du VIH » qui consiste à prendre dans les 48 heures des médicaments antirétroviraux pour se protéger de l’infection. Ce traitement n’est pas efficace à 100 %. Pour éviter l’infection par le VIH lors des rapports sexuels, il faut soit : s’abstenir ; rester fidèle dans le cadre d’une relation avec un partenaire également fidèle et non infecté n’ayant pas un comportement à risque tel que la consommation de drogues injectables; utiliser correctement des préservatifs masculins ou féminins. A noter que la circoncision masculine réduit le risque de contamination lors de rapports sexuels non protégés mais n’élimine pas le risque de contamination. Le risque d’infection en ayant des rapports sexuels avec un séropositif est moindre si ce dernier a des niveaux indétectables ou faibles de virus dans ses fluides corporels du fait d’une bonne observance du traitement. Toutefois, il est conseillé de pratiquer une sexualité sans pénétration ou d’utiliser des préservatifs dans ce cas précis.

L’Afrique, 1/10e de la population mondiale, 9 nouveaux cas sur 10 d’infection par VIH y sont concentrés, 83% des décès aussi. Au Mali le taux de prévalence du VIH/SIDA est en baisse mais près de 3000 personnes y sont infectées par an.

Mr Séran SACKO

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