Augmentation de prix du ciment : Le Made in Mali n’est pas concerné

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Diamond cement Mali

Cédé actuellement à 87 500 FCFA la tonne à Bamako, chez tous les distributeurs agréés de la société, le ciment produit au Mali n’est pas concerné par l’augmentation du prix sur les marchés du Mali à laquelle la presse a récemment fait allusion.

D’ailleurs, si certaines conditions sont réunies, comme le raccordement de l’usine de production d’Astro, dans la commune rurale de Gangoutery, au réseau EDM-SA, et l’atteinte d’au moins 750 000 tonnes par an de production, le prix du ciment Made in Mali pourrait même baisser.

Ce sont là les précisions que les responsables de l’unité industrielle de droit malien, détenue à 70% par des investisseurs indiens, ont tenu à apporter après que la presse ait fait écho de cette augmentation. «Si l’Etat a accepté de participer au capital de Diamond Cement Mali à hauteur de 10%, c’est pour pouvoir vendre le ciment au meilleur prix aux consommateurs.

L’Etat veille à cela et l’usine de ciment du Mali ne peut prendre aucune mesure unilatéralement dans ce sens. Il n’ya pas eu d’augmentation et il n’en aura pas. Nous sommes même en train de voir comment nous pouvons baisser nos prix. Chez nous, à l’usine, il n’y a pas de monopole. Celui qui vient en premier est servi.

C’est la cimenterie des commerçants, que nous invitons d’ailleurs à venir. Nous vendons au minimum une quantité de 40 tonnes à l’usine» a assuré Ibrahima Dibo, Administrateur associé de Daimond Cement Mali (DCM). Il faut préciser que DCM livre le ciment à ses distributeurs agréés au prix de 87 500 FCFA la tonne à Bamako (mais les frais de décharge des camions sont à la charge des commerçants), soit 4 375 FCFA le sac. Tandis qu’à Gangoutery, la tonne de ciment de DCM est cédée à 74 500 FCFA.

Profitant de cette sortie, l’Administrateur associé et le Directeur de l’usine, Kasturi Subrahmanyam, ont vanté les qualités de leur ciment, robuste, homogène et d’une longévité intacte. A les en croire, point de doute sur ces qualités, reconnues par certains de leurs gros clients, comme la mine de Kéniéba qui utilise son ciment pour renforcer les parois des mines de Sadiola, en exploitation souterraine actuellement.

Avec une production annuelle qui pourrait atteindre 835 000 tonnes en 2016, contre 600 000 tonnes l’an dernier, pour une capacité totale estimée à 1,2 million de tonnes, DCM a mis sur le marché le premier sac de ciment de sa cimenterie intégrée en 2013. Cette hausse de la production est rendue possible par la mesure de suspension imposée par le gouvernement sur les matériaux de construction importés.

Pour les responsables de DCM, depuis cette suspension, la société parvient à mieux écouler ses produits. Filiale du groupe Wacem, elle a créé de nos jours plus de 600 emplois. Signalons que DCM entend étendre sa production par la mise en place d’une deuxième usine. Les études sont en cours et la nouvelle unité industrielle devrait voir le jour à Bema, à 60 km de Diéma.

Yaya Samaké        

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