Diplôme d’Etude Fondamentale (DEF) 2018 au Mali : Un résultat de honte nationale !

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Lundi 9 juillet 2018, apparaissaient les résultats du Diplôme d’études fondamentales (DEF). Ces résultats ont galvanisé tous les parents d’élèves et tous les promoteurs d’établissements, ainsi que le gouvernement d’IBK. Mais au lieu d’être une fierté nationale, cette apparition devrait être une honte.

Avec 79,28%, le gouvernement d’IBK veut se faire une place dans l’histoire. Ce taux national de réussite est la preuve que le pouvoir actuel se soucie peu de l’avenir des enfants du Mali. Un examen organisé dans l’indifférence totale des autorités de l’État ne pouvait que donner un tel résultat. Le DEF 2018 ne mérite pas le nom d’examen, puisque l’effort fourni par les enfants a été très minime dans la mesure où tous les sujets circulaient à flot avant les épreuves proprement dites. Nul n’avait besoin même de les acheter.  Outre cela, des centres ont été transformés en centres de correction ou d’évaluation de niveau des enseignants, c’est-à-dire des surveillants, puisque beaucoup d’entre eux ont eu à traiter et distribuer les corrections aux enfants.

Cet examen a été fortement politique. L’objectif n’était nullement d’évaluer le niveau des enfants, mais plutôt se donner une fausse crédibilité aux yeux des Maliens. Sans chercher à comprendre ce jeu, beaucoup de parents d’élève, de promoteurs, de directeurs d’écoles privées, voire d’enseignants, se sont laissés emporter de joie à l’annonce de ces résultats.  Tellement contents,  des enfants scandaient partout : « Boua ta bla ». Cela se comprend par leur âge, mais des jours viendront où mécontents et conscients, ces enfants se révolteront  contre leur nation parce qu’ils comprendront ce jour-là qu’ils ont été trahis par leur État. En effet, la plupart de ces enfants deviennent des fardeaux pour les établissements secondaires puisqu’ils n’ont pas passé avec leur effort personnel, mais plutôt par une imposture des autorités de l’État.

S’il faut le dire, « Boua » est en train de sacrifier la vie des enfants du Mali au profit de ses propres intérêts politiques. Dans un régime sérieux, cet examen méritait d’être annulé purement et simplement. Ce résultat ne devait pas être annoncé pour question de crédibilité et de sauvegarde de l’image de cette nation. Néanmoins, les choses soient claires, le DEF 2018 a été un « examen promo » auquel tous les Maliens doivent avoir la tête basse.

Fousseni TOGOLA

 

Commentaires via Facebook :

9 COMMENTAIRES

  1. 😊👤SI PARLER ET ECRIRE FRANCAIS SANS FAUTE EST LE BUT FINAL, ALORS ALLEZ Y!👤😊
    👤IL FAUT DEFRANCISER ET DESARABISER L ENSEIGNEMENT AU MALI👤

  2. On ne construit pas un pays avec une génération entière d’illettrés.
    On ne construit pas un pays dans le mensonge.
    on ne bâtit pas un pays sur du ” FAUX ”
    La defaillance de l’Etat malien est désormais si profond que cela touche tous les secteurs de la vie de la population.
    On ment aux jeunes en leur distribuant un diplôme factice.
    Il arrivera un jour où ces jeunes s’apercevrons que leurs parents ont été irresponsables et inconséquents.
    C’est un crime que les autorités maliennes sont en train de commettre.
    Un crime pour l’instant invisible. Ces jeunes arrivent la tête vide bagage dans un monde de savoir. Un monde de compétitivité, un monde qui ne fait pas de places aux faibles, aux incultes et aux nuls.
    Ils seront alors les proies des charlatans qui leurs promettent monts et merveilles.
    Les Haïdara, les Dicko et autres Shérif auto-proclamés les manipulerons et feront d’eux des obscurantistes illuminés.

    Tous ceux qui sont aujourd’hui heureux de ces résultats parce que cela convient à leur esprit de facilité sont de naïf complice d’un echec annoncé de leur progéniture.
    On ne rend pas service à un enfant en le confortant dans le mensonge.
    Le Mali entier devrait se mettre debout pour dire NON à cette mascarade d’examen. Au leu de cela, les parents applaudissent. Les autorités font semblant, les enfants sont heureux ..pour l’instant. Le réveille va être douloureux.
    Qui avait contredit Monsieur TRUMP quand il avait dit que nos pays sont des pays de MERDE ?

  3. Monsieur Fousseni TOGOLA vous un grand homme dont le pays a besoin actuellement, mais ne vous en faite pas car il s’agit d’une bombe à retardement et comme l’éducation ne peut pas tricher, cette promotion est sans nul doute ratée pour de bon. De toutes les façons que le pouvoir sache qu’il vient de semer une graine tempête, ils ont semer le vent et ils récolterons sans équivoque la tempête, cela dans un avenir très proche. Si nous pensons que tout ce boucan se fait au nom de l’élection présidentielle de juillet prochain, cela fait mal et très mal. Il ne faut pas se méprendre, car la baille contre les médiocres de ce pays serait difficile et âpre et très âpre se serait exactement comme le cas actuel du combat contre le jihadisme. Au jour du bilan, beaucoup de têtes tomberaient, nous sommes dans l’œil du cyclone, cyclone sans précédent car nous n’avions vu aucun qui s’est développé comme le Mali est entrain faire depuis plus de deux décennies et demi. Quand on pose le problème de la médiocrité actuelle, les hommes du pouvoir en place expriment que les dénonciateurs du des jaloux qui envient leur pouvoir, mais le jour “j” étant très proche, ils regretterons des actes posés.

  4. C’ETAIT PIRE A SADIOLA ,OU C’ETAIT LE DIRECTEUR , UN CERTAIN MR DIARRA QUI DISTRIBUAIT LE SUJET DE MATH AUX ENFANTS(LUI-MEME PROF DE MATH. VRAIMENT C’EST DOMMAGE , MAIS QUE FAIRE?

  5. ” … Le DEF 2018 ne mérite pas le nom d’examen, puisque l’effort fourni par les enfants a été très minime dans la mesure où tous les sujets circulaient à flot avant les épreuves proprement dites… ” … /// …
    :
    Je préfèrerait qu’il y ait beaucoup plus d’admis, plutôt qu’une minorité de fils-à-papa qui profitent de l’ETAT. Les redoublements n’aident pas les Enfants… Quand vous passez plusieurs années dans la même classe, même si vous finissez par passer enfin… Vous aurez du mal à suivre en classes supérieures car, vous y arrivez là-bas déjà fatigués et usés moralement et psychologiquement par des années de frustration à reprendre sans conviction les même cours.
    De toute façon, c’est pas grave ( je ne dis pas que c’est bien de tricher ), quand ils se retrouveront dans les Lycées, ceux qui sont passés et qui n’ont pas le niveau ne pourront pas suivre. Ou alors j’espère qu’ils travailleront d’arrache pied pour être à niveau ou alors, ils finiront à coup sûr par abandonner. C’est comme les fils-à-papa en Afrique qui, après le Bac, arrivent à obtenir des bourses dans les Universités Françaises, grace aux relations de leurs parents. Une fois dans ces Universités Européennes, beaucoup n’arrivent pas à suivre. Ils finissent par se rabattre sur des filières à leur porté ou abandonnent pour entrer dans la vie active plutôt que prévu.

  6. Cet article mérite d’être lu par les plus hautes autorités,depuis l’indépendance du Mali ce taux est difficilement atteint,d’ailleurs moins que 50% quelle farce alors…

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