Pour détournement de biens : Souleymane Keïta fait face à la colère de ses frères

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    La gestion des biens laissés par un défunt parent constitue de nos jours une véritable source de discorde au sein de plusieurs familles. Cette malencontreuse situation est aujourd’hui une réalité au sein de la famille de feu Amadou Tidiane Keïta, à Sogoniko, en Commune VI du District de Bamako. Où le fils aîné, Souleymane Keïta, a fait main basse, grâce à ses nombreux soutiens, sur les biens laissés par son défunt père.

    À Sogoniko, où vivent Souleymane Keïta et famille, les voisins et amis de son défunt père restent sans mot. Ils ont d’ailleurs tout fait pour ramener ce dernier à de meilleurs sentiments. Des démarches parfois nocturnes qui n’apporteront rien du fait que Souleymane Keita ne comprend pas le langage de la sagesse. Pire, il a mis à son nom propre et à celui de ses enfants tous les biens appartenant à son défunt père dont il n’est pas le seul et l’uniqueenfant.

    Cette histoire qui défraye la chronique et qui donne froid dans le dos, est vielle de 25 ans, c’est-à-dire, juste après le décès du défunt père, Amadou Tidiane Keïta, en 1993. Comme nous l’avons dénoncé il y a deux mois de cela, les agissements de l’aîné des fils, Souleymane Keïta, ont fini par diviser les fils d’un même et seul père. Il s’en vante et se considère seul et unique héritier de son père au détriment de ses frères et sœurs, et même de sa propre mère encore en vie.

    Souleymane Keïta fait désormais face à la colère du reste de sa famille. Restésdurant des années sur la touche, les frères et sœurs, reconnus par le Tribunal de Grande Instance de la Commune VI, comme étant tous des héritiers légitimes au même titre que Souleymane Keïta, ont sorti la grande artillerie. Ils exigent depuis deux ans des comptes, et invitent le tribunal de Grande Instance de la Commune VI à faire preuve de conscience professionnelle en poursuivant selon le droit et la loi la procédure de partage de biens conformément à son verdict en 2016.

    Aux dernières nouvelles, contre toute attente, Souleymane Keïta serait le seul et l’unique propriétaire des biens laissés par son père. Un document peu authentique, brandi par ce dernier, fait de lui le propriétaire légal de tous les biens. Opposé au partage des biens, Souleymane Keïta vient de commettre l’irréparable en falsifiant les documents à son avantage.

    «Souleymane n’est pas le propriétaire des bâtiments et des autres biens. Tous ces biens appartiennent à son père. Donc tous les enfants sont des héritiers. La preuve, l’école a été créée en 1990. Et à cette époque, Souleymane était encore enfant, donc il ne pouvait pas être le propriétaire», précise un ami du défunt père.

    Lequel ajoute : «Le problème, c’est la méchanceté d’un enfant très orgueilleux qui n’écoute personne. Nous, les vieux de ce quartier, savons la vérité. Souleymane Keïta est le fils aîné et il était le seul grand garçon qui pouvait rester auprès de son père à l’époque. Raison pour laquelle, au décès de leur père, il a continué à gérer les biens de commun accord avec ses autres frères. Il détenait tous les documents.»

    Cependant,selon l’ami de feu Amadou Tidiane Keïta,aucun document ne pourra prouver que Souleymane Keïta a toujours été le propriétaire de tous les biens qui appartenaient à son père Amadou Tidiane Keïta.«Et nous avons que son père Amadou Tidiane Keïta n’a pas mis les biens au nom de Souleymane. Nous avons tout fait et tout dit, mais il n’écoute personne», nous confie-t-il.

    D’ailleurs, reconnaît-il, «le problème est au niveau du Tribunal. Et même le Tribunal a reconnu qu’ils sont tous héritiers. Ce qui voudrait dire que les documents qu’il vient de porter à la connaissance de ses frères ne sont pas reconnus par le Tribunal. Et même nous, les vieux du quartier, savons que c’est faux».

    «Le Tribunal de Grande Instance de la Commune VI a reconnu tous les enfants comme étant tous des héritiers de notre père Amadou Tidiane Keïta. Mais, depuis lors, le tribunal ne fait rien afin de procéder au partage des biens mobiliers et immobiliers comme nous lui avons demandé. Et aujourd’hui, Souleymane notre frère aîné vient nous montrer un document sur lequel il est le propriétaire des biens. Et même sur un document, c’est son fils aîné, mon neveu, qui serait le propriétaire d’un bâtiment. Nous savons que les documents ne sont pas authentiques», dira Aboubacar Keïta, un des fils du défunt.

    Fort du soutien dont il s’est offert grâce à la fortune de son défunt père, Souleymane Keïta clame, devant qui veut l’entendre, être l’unique propriétaire des biens de son père parmi lesquels l’école franco-arabe Manardine pourtant construite par ce dernier. Les preuves sont là et très formelles, dira Aboubacar Keïta.

    «Cette école existe depuis les années 90. Notre père avait confié la gestion de l’école à l’imam de la mosquée de Banakabougou, Nouhoun Sanga, qui est aujourd’hui devenu Directeur de l’école, à cause de son soutien à Souleymane Keïta. Tout le monde sait à Sogoniko que cette école est vieille de plus de 28 ans. Nous demandons au Tribunal de nous envoyer des experts afin de procéder au partage comme nous l’avons prévu. Concernant les documents de notre frère Souleymane, cela n’engage que lui et sa conscience.» Nous y reviendrons.

    F. Doza

     

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    4 COMMENTAIRES

    1. Le grand frère ne détourne pas, il prend. Bonne chance à la famille Kéïta ! Sinon, comme alternative elle pourrait demander l’aide auprès de l’ONG AGIR de notre première dame, laquelle distribue des billets de banque comme si elle en fabriquait à Sebenicoro …..

      • Salut . je suis un des frère de Souleymane . je vous dit que ses frères sont pas en colère contre lui . il n’ya qu’un seul aboubacar qui veut liquider les biens et s’en fuir . sinon on est la nous sommes entrain de finir ce que notre défunt père nous a légué.

    2. Les autres héritiers, armez vous de patience. Tout finira par éclater au grand jour.. Votre père qui a bravé vents et marées pour réaliser OU EST IL AUJOURD’HUI ?.

      • Zampene. Les autres frères sont là entrain de travailler pour subvenir aux besoins de la famille sauf un seul frère qui ne fout rien . et c’est lui essaie de ternir nos noms . sinon rien .

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