violence basée sur le genre : Le drame persiste

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La violence conjugale devient de plus en plus  fréquente à Bamako. quatre drames en une semaine !

Cheick Hamahoullah Sow, islamologue, iman de la mosquée de Hamdallaye, explique que l’islam condamne absolument tout acte de violence, surtout la violence conjugale. « En islam, la vie de couple est basée sur l’amour, le respect réciproque, la tendresse la sérénité et la miséricorde pour que les époux trouvent le réconfort l’un auprès de l’autre », révèle-t-il.

Afin que cette vie se maintienne et que les époux vivent dans l’harmonie et dans l’entente, l’islam a précisé les droits et devoirs de chacun.  « L’honneur de la femme, sa dignité sa probité et tous ses droits sont préservés », précise l’islamologue.

« Hébergement, habillement, alimentation, soins de la femme font partie de ses droits élémentaires qui doivent être assurés par son époux. En contrepartie, elle doit obéissance, veiller sur son honorabilité et sur le foyer », rappelle M. Sow.

En cas de désobéissance de l’épouse, sans raison, la gestion de la crise consiste à avoir recours aux différentes démarches qui vont de l’exhortation à la désertion du lit conjugal, des frappes légères aux réunions de familles. Le divorce est l’option ultime.

Pour notre interlocuteur, il faut comprendre par frappe légère, « une tape légère loin d’un visage et qui n’est pas violente. Le prophète (PSL) n’a jamais levé la main sur une épouse ou un serviteur ». Il ajoute : « les parents musulmans doivent se conformer aux règles islamiques quant à la gestion des conflits conjugaux ».

Moussa Coulibaly

Dr Moussa Coulibaly, professeur de sociologie à l’Ensup, affirme que les violences conjugales sont en train d’occuper l’actualité des faits divers. « On assiste de plus en plus à une banalisation de la violence conjugale. Malheureusement, les femmes sont les premières victimes. La société a un regard dégradant sur la femme qui divorce, mais aussi sur sa famille et souvent (malheureusement) sur sa mère. On constate que la famille n’anticipe plus pour éviter les drames », analyse-t-il. Et d’ajouter : « en voulant sauver un mariage, la femme peut se retrouver sous le poids de la charge psychologique, morale ou émotionnelle ».

Pour lui, un divorce est aussi l’occasion de se reconstruire pour chaque élément du couple et permet souvent à chaque partie de faire son examen de conscience pour démarrer une nouvelle vie avec sérénité.

« Le choix du conjoint est important. Quand on oblige une fille à épouser un homme qu’elle n’aime pas, elle ne peut pas se soumettre. Dans notre société phallocratique, les hommes acceptent difficilement une femme insoumise et en général l’insoumission explique la majeure partie des violences », conclu le sociologue.

 

Bintou Diawara 

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