Entretien avec Mamadou A. K. Sow, directeur de Albatros Energy- Mali : « De sa mise en exploitation à ce jour, Albatros n’a jamais perçu 54 milliards de FCFA »

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Monsieur, le 11 mars 2021 au détour d’une interpellation au Conseil National de Transition, un représentant du peuple, M. Moulaye Keïta a cru devoir donner des précisions sur une opération  qui vous lie à EDM dans une localité du pays (Kayes)selon le principe du « take or pay » qu’il a dénoncé. Mais il est passé, croit-on savoir, à côté de l’essentiel.  Pouvez- vous nous apporter des précisons sur cette affaire qui ternit la réputation de Albatros EnergyMali, là où des partenaires étrangers se sont joints à vous dans le cadre d’un projet cité en exemple.

Par ailleurs, en écho à cette interpellation, depuis un certain temps, on entend beaucoup de choses sur Albatros Energy- Mali dans la presse et sur les réseaux sociaux. Mr Moulaye Keïta, va, en effet,jusqu’à qualifier le projet Albatros Energy- Mali « d’escroquerie.» Qu’avez-vous à répondre à ces propos ? 

Mamadou A. K. Sow : Je vous remercie de l’opportunité que vous nous offrez de répondre aux allégations très graves portées contre notre société et formulées lors de la rencontre plénière du conseil national de la transition qui s’est tenue ce jeudi 11 mars 2021.

Je ne commenterai pas le mot « escroquerie » prononcé par Mr Moulaye Keita, qui aurait pu nous approcher avant l’interpellation pour avoir des éléments de réponses à certaines de ses questions.  Mr Keita semble qualifier le projet Albatros ‘’d’escroquerie’’ et par ricochets  les partenaires financiers et institutions internationalement reconnus, tous parties prenantes de notre centrale et d’autres projets de développement au Mali. Je ne suis pas sûr qu’il ait mesuré l’ampleur et la gravité de ses allégations.

 L’Indépendant : Est-ce que vous pouvez nous présenter Albatros Energy – Mali ? 

Mamadou A. K Sow : Dans le cadre de la politique de développement du secteur de l’énergie au Mali chère à l’ancien président ATT, le projet de centrale thermique Albatros a été initié sous forme d’un partenariat public privé (PPP) en 2009. Les autorités de l’époque ont souhaité qu’une centrale thermique privée soit localisée à Kayes garantissant initialement une production de 51 MW qui a été revue à la hausse en 2014 à 66 MW à l’initiative de l’État Malien. En dépit des évènements politiques de mars 2012, pendant que les autres investisseurs étrangers suspendaient leurs investissements et quittaient le Mali, les promoteurs du projet Albatros sont eux restés pour poursuivre le développement de ce projet et renouveler leur confiance en l’État Malien. Ces efforts ont finalement abouti au bouclage d’un financement de 83 Milliards de FCFA en juillet 2017. Après une période de construction record de 15 mois et demi la centrale a commencé à produire ses premiers kWh le 1er novembre 2018. Aujourd’hui la centrale est en opération depuis 28 mois.  Elle a une capacité installée de 90 MW, une capacité maximale de 81,5 MW, et finalement une capacité garantie à tout moment de 66 MW. Contractuellement, cette capacité de 66 MW doit être enlevée en priorité par EDM conformément à L’article 5 du Contrat d’Achat et de Fourniture d’Énergie qui lie les 2 sociétés.

Après 28 mois d’opération, nous avons démontré que notre centrale thermique est la plus efficace avec un coût de revient du kWh le plus bas au Mali et dans la sous-région. Au cours actuel du fioul lourd, le prix de revient du kWh cédé à EDM est moins cher que celui du solaire.

Enfin il est bon de rappeler que le projet Albatros a été honoré de plusieurs distinctions internationales :

  • PRIX ”Ai DEVELOPPEUR AFRICAIN DE PROJET ÉNERGÉTIQUE DE L’ANNÉE” – 19 JUIN 2018
  • PRIX “DEAL OF THE YEAR” – 13 JUIN 2018 (PRIVATE EQUITY AFRICA AWARDS)
  • PRIX “DEAL OF THE YEAR” – 17 MAI 2018 (AFRICAN UTILITY WEEK INDUSTRY AWARDS)

L’Indépendant : Mr le directeur général vous parlez de la localité de Kayes – Pourquoi Kayes ? Mr Moulaye KEITA affirme explicitement je cite : « Ils ont fait exprès d’aller s’installer à Kayes avec la complicité de certains dirigeants pour escroquer l’État du Mali sachant que les structures ‘’minier[e]s’’ avaient leurs propres moyens de production »

A.K.Sow : Permettez-nous de clarifier ce point une fois pour toutes : Le choix de la localité de Kayes n’incombait aucunement à Albatros Energy- Mali. C’est l’État du Mali dans sa volonté de promouvoir l’industrialisation de la région de Kayes qui a imposé l’installation de la centrale électrique dans cette région, ce qui a été confirmé dans la Convention de Concession signée en 2010 entre l’État du Mali et Albatros Energy- Mali S.A. À la suite de cela l’État du Mali a mis à notre disposition un terrain à Kayes contigu au poste de Kayes/Médine afin de permettre l’évacuation de l’énergie produite sur le réseau interconnecté.

Plusieurs raisons ont expliqué ce choix :

  • La promesse de l’État de fournir aux sociétés minières notamment à la mine d’or de Sadiola l’énergie nécessaire à la rentabilité de son exploitation (besoin de 38 MW)
  • L’engagement de l’État à fournir de l’énergie à la cimenterie WACEM pour son exploitation et rendre le prix du ciment accessible aux populations (besoin de 16 MW)
  • L’évidence d’un coût moindre de l’acheminement du fuel à Kayes du fait de la proximité avec le Sénégal, lieu d’approvisionnement.

A cause du besoin croissant en énergie du pays (10% par an), le gouvernement a demandé à Albatros Energy -Mali SA d’augmenter la capacité initiale garantie de la centrale thermique de 51 à 66 MW  à travers un avenant au Contrat de Convention de Concession.

L’Indépendant : Expliquez-nous, justement, le concept du « Take or Pay »

A.K. Sow :Le principe du « Take or Pay » est la pierre angulaire d’un projet de Production Indépendante d’Énergie  « IPP » : sans « Take or Pay » aucune institution financière n’accepterait de financer un projet IPP.  Les IPP sont un moyen de faire financer par des promoteurs ou investisseurs privés des infrastructures énergétiques coûteuses que les États ne souhaitent pas financer eux-mêmes. Le « Take or Pay » n’est pas une spécificité du projet Albatros Energy- Mali, il est usité dans nombres de projets similaires dans le monde et dans notre sous-région  (Sénégal, Cote d’ivoire, Guinée, Benin, Ghana, Nigeria…). Au-delà du projet Albatros, ce concept est appliqué sur d’autres projets du genre qui sont en exploitation au Mali. D’ailleurs ce concept a permis à plusieurs pays limitrophes du Mali de démarrer leur développement industriel depuis plusieurs années. Ce concept sert de garantie aux banques pour le remboursement de leurs prêts.

L’Indépendant : Par voie de presse, il est évoqué un montant de 54 milliards FCFA payé à Albatros Energy- Mali pour de l’électricité jamais consommée par les Maliens. Qu’en est-il exactement ?

 Mamadou A. K. Sow : Tout d’abord, nous nous portons totalement en faux sur le montant de 54 milliards évoqués.  De sa mise en exploitation à ce jour, Albatros n’a jamais perçu un tel montant. Cette situation malencontreuse découle des propos du ministre de tutelle qui est parti d’un exemple d’une durée d’opération de l’exploitation depuis 5 ans, alors même que nous n’avons démarré l’exploitation que depuis 2 ans et 4 mois.

À date, malgré le fait que EDM doive à Albatros plusieurs milliards FCFA, nous continuons à la soutenir dans sa réforme en n’étant pas payé depuis plusieurs mois au risque de mettre en péril le remboursement des prêteurs et des fournisseurs. En dépit de ces impayés, Albatros n’a jamais interrompu la production, restant fidèle à sa mission d’utilité publique.

L’Indépendant : Des rumeurs circulent également sur l’évacuation de l’électricité à partir de Kayes, qu’avez-vous à nous dire à ce sujet ? 

Mamadou A. K. Sow : Nous souhaitons commencer par affirmer la chose suivante : l’évacuation de l’électricité produite n’incombe nullement à Albatros Energy -Mali S.A. Notre obligation contractuelle est très claire : Nous avons une obligation, imposée par l’État Malien et l’acheteur (EDM), d’être en mesure de garantir à tout moment une capacité de production de 66 MW. Garantir cette performance a nécessité un investissement supplémentaire dans le nombre de moteurs ainsi que de transformateurs. Logiquement et comme il est d’usage pour un projet avec un investissement aussi conséquent, des études d’évacuations détaillées ont été réalisées en amont par des experts indépendants et spécialisés en la matière (bureau d’études IRAF), en avril et mai 2016. En plus, cette étude sur l’évacuation a été approuvée par la Direction Nationale de l’Énergie (DNE), EDM et la Société d’Exploitation de Manantali et Félou (SEMAF)/Société de Gestion de L’Énergie de Manantali (SOGEM). Cette étude a été confirmée en 2020 par un cabinet indépendant suisse (ECG). Afin de garder son objectivité, elle a été commandée de concert avec la société EDM.

Je vous invite à lire ce document qui émane de la Direction Nationale de l’Énergie datant du 12 mai 2015 qui confirme que la ligne en question permet de supporter l’arrivée de 2 centrales supplémentaires (Albatros et R20 en 2017).

Ces études restent disponibles à tous ceux qui souhaitent en prendre connaissance.

Comme déjà mentionné ci-dessus, le seul besoin en électricité de la cimenterie de WACEM (16MW) permettrait de dépasser largement les 66 MW garantis. Désespérant depuis plusieurs années d’être connectée au réseau électrique national, la société WACEM a finalement tiré à ses propres frais une ligne de 90 km de sa cimenterie jusqu’aux portes de notre centrale. Après la finalisation de la construction de cette ligne depuis 2019, nous sommes ravis de constater que la nouvelle équipe dirigeante d’EDM n’a pas tardé à faire démarrer en février 2021 les travaux pour qu’enfin WACEM soit raccordée à la centrale Albatros Energy Mali dans les meilleurs délais. Cette opération de raccordement de WACEM aurait pu avoir lieu bien avant la mise en service de notre centrale.

Par ailleurs, Albatros Energy Mali S.A. s’est une fois de plus investi afin d’aider l’État malien à lever des fonds sur le marché international pour permettre de financer des travaux d’amélioration du réseau de Bamako qui profiteront à l’intégralité des sources de production en provenance de l’ouest du pays, dont Albatros, et permettront enfin de diminuer les sempiternels délestages dont se plaignent constamment les populations.

L’Indépendant : Si l’évacuation de l’énergie produite n’est pas un problème, quel est donc le vrai problème ? 

Mamadou A. K. Sow : La vérité c’est que depuis le début de l’exploitation à ce jour, la centrale Albatros n’a pas produit d’énergie pendant au moins 1/3 du temps par manque de combustible (à livrer contractuellement par notre partenaire EDM conformément au Contrat d’Achat et de Fourniture d’Énergie qui nous lie). L’absence de fioul et la non mise en base ont engendré 642 arrêts de la centrale en 28 mois d’opération. Tous ces faits sont consignés dans des rapports mensuels depuis le début de l’exploitation, adressés au Ministère de tutelle de EDM, à la Direction Nationale de l’Énergie (DNE), à la Commission de Régulation de l’Électricité et de l’Eau (CREE) et à EDM.

L’Indépendant : Quel est votre sentiment après un tel déferlement médiatique ? 

Mamadou A. K. Sow : Notre première réaction fut évidemment le « choc » devant tant d’incohérences et de malveillances. Ensuite, vint la déception. Tout d’abord, nous avons démontré à plusieurs reprises notre attachement à ce pays en poursuivant le déploiement du projet de la centrale là où d’autres ont abandonné. Au lieu d’accueillir cette centrale comme le symbole de réussite qu’elle incarne et une opportunité d’attirer d’autres projets et capitaux étrangers, certains préfèrent la diffamation et la calomnie.

L’Indépendant : Avez-vous perdu confiance dans le climat des affaires au Mali ?

Mamadou A. K. Sow :  Au contraire, cette épreuve ne fait que renforcer notre détermination à accomplir avec succès la mission dont nous sommes investis. Pour étayer ces propos, plus que des mots je vous propose de constater les actions que nous continuons de mener :

Albatros Energy -Mali et un de ses partenaires financiers ont financé, pour un montant de 550 millions FCFA, le tout premier laboratoire d’analyses complètes d’hydrocarbures. Ces travaux ont commencé en décembre 2020 et le laboratoire sera opérationnel à compter du 1erjuillet 2021. Ce laboratoire va constituer une première en Afrique de l’Ouest. Ce centre d’excellence régional va permettre aux opérateurs économiques du Mali et de la sous-région d’effectuer des tests de qualité et de conformité sur leurs produits pétroliers. Jusque-là, ces tests n’étaient possibles qu’en dehors du continent africain.

Albatros Energy Mali et un de ses partenaires financiers travaillent activement sur le financement d’un projet de renforcement du réseau électrique de la boucle de Bamako. A l’achèvement de ses travaux, EDM pourrait optimiser l’acheminement d’une énergie de façon stable et à moindre coût chez le consommateur.

Cependant, nous craignons qu’un tel déferlement médiatique reposant sur des informations erronées, soit de nature à décourager les futurs investisseurs et capitaux étrangers alors même que le secteur de l’énergie en a une forte nécessité.

 

Je vous remercie Monsieur le Directeur.

Propos recueillis par Seïdina Oumar Dicko.

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2 COMMENTAIRES

  1. A.K. Sow :Le principe du « Take or Pay » est la pierre angulaire d’un projet de Production Indépendante d’Énergie « IPP » : sans « Take or Pay » aucune institution financière n’accepterait de financer un projet IPP. Les IPP sont un moyen de faire financer par des promoteurs ou investisseurs privés des infrastructures énergétiques coûteuses que les États ne souhaitent pas financer eux-mêmes. Le « Take or Pay » n’est pas une spécificité du projet Albatros Energy- Mali, il est usité dans nombres de projets similaires dans le monde et dans notre sous-région (Sénégal, Cote d’ivoire, Guinée, Benin, Ghana, Nigeria…). Au-delà du projet Albatros, ce concept est appliqué sur d’autres projets du genre qui sont en exploitation au Mali. D’ailleurs ce concept a permis à plusieurs pays limitrophes du Mali de démarrer leur développement industriel depuis plusieurs années. Ce concept sert de garantie aux banques pour le remboursement de leurs prêts.
    —-
    C’ EST AINSI QUE RAISONNE UN LARBIN CONGÉNITAL TYPIQUE…!
    IL ACCEPTE TOUT, ABSOLUMENT TOUT.
    IL LUI MANQUE CERVELLE POUR CONCEVOIR OU ADAPTER DES SOLUTIONS AUX RÉALITÉS AMBIANTES, MALIENNES, NATIONALES….

    NOUS ALLONS VIDER LE LONG RANG DES RÉSERVISTES FRANCAFRICAINS TRAITRES CONGÉNITAUX….

    QUE TOUS LES ESPRITS DU MALI, DE L’ AFRIQUE-NOIRE, DÉTRUISENT DE HONTE, DE MALADIES LES DIRIGEANTS MALIENS, AFRICAINS, VOLEURS, MENTEURS, TRAITRES ET LARBINS DE LA FRANCE ET/OU DES ARABES…!!!

    AMON..! AMON..! AMON..!

    SANÉÉ ANI KONTRON…!!

  2. Enfin il est bon de rappeler que le projet Albatros a été honoré de plusieurs distinctions internationales :

    PRIX ”Ai DEVELOPPEUR AFRICAIN DE PROJET ÉNERGÉTIQUE DE L’ANNÉE” – 19 JUIN 2018
    PRIX “DEAL OF THE YEAR” – 13 JUIN 2018 (PRIVATE EQUITY AFRICA AWARDS)
    PRIX “DEAL OF THE YEAR” – 17 MAI 2018 (AFRICAN UTILITY WEEK INDUSTRY AWARDS)
    ——-

    BLABLABLA…!

    LE MALI N’ A-T-IL PAS “été honoré de plusieurs distinctions internationales” TOUT EN GLISSANT DANS UN ÉTAT DE PUTRÉFACTION AVANCÉ DU Á LA CORRUPTION AGGRAVÉE ENTRE AUTRE PAR CES “partenariat public privé (PPP)”-S VRAIS “Pots à PiPi” SELON DES INVESTISEURS ET FINANCIERS QUE J’ AI PERSONNELLEMENT CONNUS.

    UN PATRIOTE MALIEN, SACHANT LIRE ET ÉCRIRE, N’ AURAIT JAMAIS IMPOSÉ UN PPP , NI UN « take or pay » Á NOTRE PAYS.

    NOUS PRÉSENTONS CI-DESSOUS Á Mamadou A. K. Sow ET Á Seïdina Oumar Dicko DES FAITS SUR LES PPP, DE SOURCES WIKIPÉDIA ANGLAISE ET FRANCAISE:
    Associated costs
    Research has showed that on average, governments pay more for PPPs projects than for traditional publicly financed projects.[45][46] This higher cost of P3s is attributed to these systemic factors:

    The private sector’s higher cost of capital: governments can typically borrow capital at an interest rate lower than any private company ever could. This is because governments have the power of taxation, which guarantees that they will be able to repay their debts. Since lending to governments almost always come at a lower risk than lending to private entities, governments get better credit and cheaper financing costs for building large infrastructure projects than private finance.[47]
    Transaction costs: P3 contracts are much more complex and extensive than contracts made in traditional publicly financed projects. The negotiation of these contracts require the presence of lawyers on all sides of the table and can take months to finalize. Barrie Mckenna reports that “transaction costs for lawyers and consultants [in P3s] add about 3 percent to the final bill.”[48]
    Private profits: Private companies that engage in P3s expect a return on investment after the completion of the project. Often, this is paid by the end-user or by the government through tax revenue.[8]:chapter 4
    Sometimes, private partners manage to overcome these costs and provide a project cheaper for taxpayers. This can be done by cutting corners, designing the project so as to be more profitable in the operational phase, charging user fees, and/or monetizing aspects of the projects not covered by the contract. For P3 schools in Nova Scotia, this latter aspect has included restricting the use of schools’ fields and interior walls, and charging after-hours facility access to community groups at 10 times the rate of non-P3 schools.[8]:chapter 4

    EN FRANCE:
    Le 16 juillet 2014, la commission des lois du Sénat publie un rapport18 soulignant les dangers des PPP : ils présentent « plusieurs effets néfastes, notamment pour les générations futures » et constituent « une bombe à retardement budgétaire souvent ignorée par des arbitrages de court terme » ; ils risquent de « rigidifier la dépense publique », en imposant des loyers sur sa durée, provoquant « un effet d’éviction sur les autres dépenses de fonctionnement, parfois pour des projets en maîtrise d’ouvrage publique » ; « le paiement différé est une facilité pour la personne publique qui peut la conduire à surestimer ses capacités d’investissement. De surcroît, au gré de l’exécution du contrat, le coût final du projet peut évoluer, malgré l’évaluation préalable ». Ils représentent « une formule « clés en mains » rassurante, mais aussi infantilisante ». « En concentrant la maîtrise d’ouvrage et la maîtrise d’œuvre entre les mains du partenaire privé, ils conduisent d’une certaine manière à un renoncement par la personne publique à sa compétence de maîtrise d’ouvrage ». Conclus essentiellement avec des grands groupes, ils provoquent un « effet d’éviction des petites et moyennes entreprises et des très petites entreprises ».

    En 2015, la Cour des comptes a étudié le cas des PPP signés avec les secteurs pénitentiel et hospitalier. Sur la base de l’analyse de 29 PPP ayant associé des opérateurs privés et des collectivités (souvent pour de l’éclairage public ou la construction d’infrastructures), elle a renouvelé ses réserves sur ce type de contrat, aux coûts mal maitrisés et qui selon elle doit rester dérogatoire19.

    Fin 2017 cette même Cour des comptes a recommandé au gouvernement de « renoncer à l’avenir » aux partenariats public-privé (PPP) au profit de marchés de conception-réalisation pour la construction de prisons ou de palais de justice20.

    UK
    Une étude du National Audit Office a démontré que les projets en mode PFI comparés à ceux réalisés de manière conventionnelle ont généré des bénéfices supérieurs tant en termes de respect du prix convenu que de l’échéancier de livraison des bâtiments. Mais les conséquences d’un tel mode de gestion ne sont finalement pas positives d’un point de vue financier pour le contribuable ou l’usager car les loyers-redevances sont sur la durée très lourds22.

    Premier secteur concerné par le PFI, les hôpitaux ont désormais de lourdes charges annuelles de remboursement, et les taux d’intérêt des emprunts sont supérieurs aux taux qu’aurait pu obtenir l’État britannique (s’il avait choisi d’utiliser l’emprunt ce qui n’est pas le seul choix possible). Le gouvernement britannique freine désormais ce type d’initiative23.

    https://fr.wikipedia.org/wiki/Partenariat_public-priv%C3%A9

    NOUS ALLONS VIDER LE LONG RANG DES RÉSERVISTES FRANCAFRICAINS TRAITRES CONGÉNITAUX….

    QUE TOUS LES ESPRITS DU MALI, DE L’ AFRIQUE-NOIRE, DÉTRUISENT DE HONTE, DE MALADIES LES DIRIGEANTS MALIENS, AFRICAINS, VOLEURS, MENTEURS, TRAITRES ET LARBINS DE LA FRANCE ET/OU DES ARABES…!!!

    AMON..! AMON..! AMON..!

    SANÉÉ ANI KONTRON…!!

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