maliweb.net https://www.maliweb.net Actualités | Infos | News du Mali en continu et en direct Mon, 08 Mar 2021 20:27:04 +0000 fr-FR hourly 1 Cumul de hautes fonctions https://www.maliweb.net/nouvelles-breves/cumul-de-hautes-fonctions-2919709.html https://www.maliweb.net/nouvelles-breves/cumul-de-hautes-fonctions-2919709.html#respond Tue, 09 Mar 2021 02:58:32 +0000 http://www.maliweb.net/?p=2919709 « L’imperturbable». C’est l’attribue que lui a collé le célèbre image-maker, Issa Kaou Djim. Quoi qu’il en soit, le vice-président de la Transition – c’est de lui qu’il s’agit – ne lâche rien. Révélé au monde avec le coup d’Etat du 18 août, Hachimi Goita est resté quand même de marbre et inflexible sur sa […]

L’article Cumul de hautes fonctions est apparu en premier sur maliweb.net.

]]>

« L’imperturbable». C’est l’attribue que lui a collé le célèbre image-maker, Issa Kaou Djim. Quoi qu’il en soit, le vice-président de la Transition – c’est de lui qu’il s’agit – ne lâche rien. Révélé au monde avec le coup d’Etat du 18 août, Hachimi Goita est resté quand même de marbre et inflexible sur sa détermination à gérer la Transition. Face aux pressions et principes de la communauté sous-régionale, il n’en prendra pas totalement les rênes mais c’est tout comme. Et pour cause, c’est bien lui qui tire les ficelles à Koulouba où il est chargé de toutes les questions de sécurité et de défense. Le hic est que le vice-président avait en charge d’autres hautes fonctions de l’armée avant d’être hissé à son piédestal actuel. Il était notamment le chef d’un contingent qu’il incarne brillamment par le harnachement dont il ne se débarrasse jamais : les Forces Spéciales. En dépit des nouveaux attributs du Colonel Goïta, nul n’a jamais entendu le transfert de ses responsabilités initiales à un autre haut gradé de l’armée. Comme quoi il continue, selon toute vraisemblance, à exercer cumulativement les fonctions de vice-président de la Transition et de commandant de corps d’élite. Pour des motifs pour le moins faciles à deviner : c’est qu’on ne se débarrasse pas d’un outil assez redoutable pour réussir un coup de force.

 

 

Me Tapo va-t-il échapper à un rappel disciplinaire ?

 

Un ancien bâtonnier au banc de la correction. C’est ce qu’on est en passe de voir au Mali. En cause, les vagues tonitruantes de réactions provoquées par les récentes évolutions du rocambolesque dossier de déstabilisation de la Transition. Portée à la chambre d’accusation pour en examiner l’annulation de la procédure, l’affaire dégageait les relents d’un élargissement pur et simple des accusés jusqu’à l’intervention surprenante du Procureur général, qui était visiblement d’un avis différent de celui de ses nombreux collaborateurs. Le représentant du ministère public est venu en clair doucher les espoirs des avocats de la défense en optant pour un pourvoi en cassation malheureusement suspensif de la levée du mandat de dépôt à l’encontre des accusés. Il n’en fallait pas plus pour déclencher la colère de leurs avocats dont le plus chevronné, Me Tapo, n’est point allé de mainmorte pour s’en prendre au ministère public pour sa sévérité. Or il parait de notoriété publique que le parquet n’a fait qu’user d’un droit consacré par les textes en vigueur. Autant de motifs pour la famille judiciaire d’envisager un rappel à l’ordre de l’ancien bâtonnier dont la descente à bras raccourci sur la justice malienne a été perçue avec perplexité y compris dans sa propre famille. Aux dernières nouvelles, le barreau faisait des pieds et des mains pour éteindre le feu allumé par l’une de ses figures les plus emblématiques.

La Rédaction

L’article Cumul de hautes fonctions est apparu en premier sur maliweb.net.

]]>
https://www.maliweb.net/nouvelles-breves/cumul-de-hautes-fonctions-2919709.html/feed 0
Entre l’imam et le Cherif, le clash semble consommé https://www.maliweb.net/nouvelles-breves/entre-limam-et-le-cherif-le-clash-semble-consomme-2919696.html https://www.maliweb.net/nouvelles-breves/entre-limam-et-le-cherif-le-clash-semble-consomme-2919696.html#respond Tue, 09 Mar 2021 02:54:56 +0000 http://www.maliweb.net/?p=2919696 Décidément c’est le sale temps au Mali pour les rapports maîtres et disciples. Et on en a comme l’impression que ça commence toujours par des bouderies et les rétentions des dithyrambes qui descendent en temps normal comme des perles de pluie. Tenez-vous bien, cela fait près d’une année que les observateurs de la scène publique […]

L’article Entre l’imam et le Cherif, le clash semble consommé est apparu en premier sur maliweb.net.

]]>

Décidément c’est le sale temps au Mali pour les rapports maîtres et disciples. Et on en a comme l’impression que ça commence toujours par des bouderies et les rétentions des dithyrambes qui descendent en temps normal comme des perles de pluie. Tenez-vous bien, cela fait près d’une année que les observateurs de la scène publique n’entendent plus le qualificatif chuintant «Asharafou Sharafa». Jadis martelé avec emphase par l’imam Mahmoud Dicko, l’impressionnant attribut a disparu comme s’il n’avait jamais existé. Il semble s’être évaporé en même temps que le culte que vouait au Cherif de Nioro l’ancienne autorité morale du M5-RFP. En cause, une glaciation évidente de l’axe Badalabougou – Nioro que l’imam Dicko a cessé d’emprunter depuis la veille du coup d’Etat, lors d’une certaine visite en compagnie de Choguel Maïga. Bouyé Haïdara se sentirait-il éconduit par l’imam dans les mêmes proportions que ses autres compagnons de lutte du Mouvement du 5 Juin ? Tout porte à le croire, en tout cas, à en juger par un malaise comparable sous toutes ses facettes à celui qui affecte depuis quelques temps les rapports entre l’ancienne autorité morale et son disciple et gendre Issa Kaou Djim.

 

Cumul de hautes fonctions

 

« L’imperturbable». C’est l’attribue que lui a collé le célèbre image-maker, Issa Kaou Djim. Quoi qu’il en soit, le vice-président de la Transition – c’est de lui qu’il s’agit – ne lâche rien. Révélé au monde avec le coup d’Etat du 18 août, Hachimi Goita est resté quand même de marbre et inflexible sur sa détermination à gérer la Transition. Face aux pressions et principes de la communauté sous-régionale, il n’en prendra pas totalement les rênes mais c’est tout comme. Et pour cause, c’est bien lui qui tire les ficelles à Koulouba où il est chargé de toutes les questions de sécurité et de défense. Le hic est que le vice-président avait en charge d’autres hautes fonctions de l’armée avant d’être hissé à son piédestal actuel. Il était notamment le chef d’un contingent qu’il incarne brillamment par le harnachement dont il ne se débarrasse jamais : les Forces Spéciales. En dépit des nouveaux attributs du Colonel Goïta, nul n’a jamais entendu le transfert de ses responsabilités initiales à un autre haut gradé de l’armée. Comme quoi il continue, selon toute vraisemblance, à exercer cumulativement les fonctions de vice-président de la Transition et de commandant de corps d’élite. Pour des motifs pour le moins faciles à deviner : c’est qu’on ne se débarrasse pas d’un outil assez redoutable pour réussir un coup de force.

Rassemblées par la Rédaction

L’article Entre l’imam et le Cherif, le clash semble consommé est apparu en premier sur maliweb.net.

]]>
https://www.maliweb.net/nouvelles-breves/entre-limam-et-le-cherif-le-clash-semble-consomme-2919696.html/feed 0
Université: à Bamako, l’examen spécial d’entrée à la FLSL décrié par des candidats https://www.maliweb.net/education/universite-a-bamako-lexamen-special-dentree-a-la-flsl-decrie-par-des-candidats-2919739.html https://www.maliweb.net/education/universite-a-bamako-lexamen-special-dentree-a-la-flsl-decrie-par-des-candidats-2919739.html#respond Tue, 09 Mar 2021 02:33:44 +0000 http://www.maliweb.net/?p=2919739 À la Faculté des Lettres et des Sciences du langage (FLSL) de Bamako, le processus d’organisation de l’examen spécial est assez décrié par des candidats qui se disent être victimes d’arnaques de la part des organisateurs de ce concours. Depuis quatre (4) ans, des candidats assistent à l’annulation de l’examen spécial d’entrée à la Faculté […]

L’article Université: à Bamako, l’examen spécial d’entrée à la FLSL décrié par des candidats est apparu en premier sur maliweb.net.

]]>

À la Faculté des Lettres et des Sciences du langage (FLSL) de Bamako, le processus d’organisation de l’examen spécial est assez décrié par des candidats qui se disent être victimes d’arnaques de la part des organisateurs de ce concours.

Depuis quatre (4) ans, des candidats assistent à l’annulation de l’examen spécial d’entrée à la Faculté des Lettres et des Sciences du langage sans aucune explication valable ni remboursement de la somme qu’ils versent comme frais de dossier. Cette situation, pour des candidats malheureux, n’est rien de plus qu’une arnaque de la part des organisateurs de ce concours.

Conditions de participation

Pour l’année académique 2020-2021, la FLSL a lancé un appel à candidatures, le 26 janvier 2021, à l’intentiondes titulaires de diplôme professionnel de niveau DEF+3, ainsi quedes enseignants désirant poursuivre des études professionnelles dans l’une des six filières que compose la faculté : lettres, arabe, russe, études germaniques et les sciences du langage.

La participation à ce concours était tributaire du dépôt des dossiers : une demande de candidature adressée au recteur, un extrait d’acte de naissance ou un jugement supplétif en tenant lieu, un curriculum vitae, une copie certifiée de l’attestation du diplôme, un certificat de nationalité, une autorisation du service employeur, un engagement décennal légalisé pour servir dans l’enseignement après la formation (pour les enseignants) et quatre (4) photos d’identité.

« Les dossiers seront reçus contre le versement d’une somme de cinq mille (5000) francs non remboursables », précise-t-on dans l’article 7 de la décision d’appel à candidatures. Au doyen de ladite Faculté, Dr Mohamed Minkailou, de marteler : « Les frais de dossiers sont 5000 FCFA non remboursables, qu’il y ait concours ou pas ».

Dossiers rejetés

Selon les précisions du doyen, nombreuses sont les filières où moins de candidats remplissaient les critères pour participer au concours. « À l’analyse des dossiers, on s’est rendu compte que très peu de candidats remplissaient les critères », a-t-il déploré, avant de donner des précisions en prenant l’exemple sur certaines filières. En arabe, 50 candidatures ont été reçues, mais c’est seulement 46 candidats qui remplissaient les critères. Pour la Lettre, sur 24 candidatures reçues, seuls 3 candidats ont été acceptés. En anglais, sur 14 candidats, seuls 5 remplissaient les critères. En Sciences du langage, sur 6 candidatures, 2 ont été acceptées.

La plupart des dossiers rejetés l’ont étéaprès un constat d’absence de l’autorisation du service employeur. Selon les précisions du secrétaire principal de la FLSL,chargé de l’organisation de cet examen spécial depuis quatre ans, Dr N’Bégué Koné, nombreux sont les candidats, notamment les enseignants, qui se sont procuré des autorisations auprès de la mairie. Or, précise-t-il, pour les fonctionnaires des collectivités, il s’agit de l’autorisation venant de la Direction nationale de la fonction publique des collectivités territoriales ; pour les fonctionnaires d’État, c’est celles de la direction nationale des ressources humaines. Cette version est confirmée par Fagaye Danioko, professeur de pédagogie à l’École normale Supérieure de Bamako (ENSUP).

« Ils ont menti en disant que les dossiers étaient incomplets »

Cette explication sur les raisons du rejet de bon nombre de dossiers est également avancée par cet enseignant, qui avait déposé ses dossiers pour participer à cet examen : « Les organisateurs de l’examen spécial disent qu’aucun enseignant n’a fourni l’autorisation du service employeur ». Pourtant, il ne s’agit que d’une autorisation délivrée par le maire de la commune dans laquelle « nous exerçons », soutient-il. Avant de déplorer : « Non seulement le concours a été annulé sans information officielle, mais ils[les organisateurs ndlr]ont menti en disant que les dossiers étaient incomplets ».

Pourbeaucoup de candidats avec lesquels nous avons échangés, les organisateurs de cet examen spécial ont joué à un jeu trouble en annulant l’examen à la dernière minute. Et ce, sans leur rembourser la somme versée comme frais de dossiers. « Si le concours a été annulé, on doit nous rembourser nos 5000 FCFA », avance cet autre candidat peiné par cette décision.

Au département arabe

Cependant, le secrétaire principal de la FLSL explique que depuis 4 ans, sa faculté a organisé cet examen en suivant les mêmes principes. Toujours d’après lui, il n’y a jamais eu suffisamment de candidatures parce que l’autorisation du service employeur manque toujours dans les dossiers.

S’agissant des 5000 FCFA, le doyen de la FLSL précise qu’ils servent à l’organisation du concoursparce que la faculté n’a pas d’autres ressources pour cela. Selon ses explications, chaque professeur concerné par cet examen doit proposer au moins 3 sujets. Cela est pareil au niveau dechaque département concerné par ce concours.

« Chaque sujet proposé est payé » en plus de la correction et de la surveillance. C’est ce qui explique pourquoi l’examen n’a pu être organisé qu’au département arabe, a-t-il souligné pour montrer que le concours n’a pas été annulé au niveau de tous les départements.

À s’en tenir aux explications des organisateurs de cet examen, les 470 000 FCFA, qui correspondent aux frais de dossiers versés au niveau des différents départements dont les organisateurs ont fait mention ci-dessus, ont servi à l’organisation de l’examen au niveau du département arabe.

La question qui se pose dès lors est de savoir si le mécontentement des candidats est dû au rejet de leurs dossiers ou seulement par les frais de dossiers qui ne sont pas remboursables. Toutefois, nos tentatives pour en trouver des explicatives normatives sur la problématique n’ont pas porté de fruits.

Fousseni Togola

NB  : Cette enquête a été menée dans le cadre du projet Kenekanko financé par l’Union européenne. Kenekanko est une plateforme de lutte contre la corruption mise en place par Tuwindi, Amnesty international et Free Press Unlimilited. A travers kenekanko.com, les citoyens peuvent alerter les médias partenaires du projet sur des cas de corruption ou de crime économique au Mali.

Source : https://phileingora.org

L’article Université: à Bamako, l’examen spécial d’entrée à la FLSL décrié par des candidats est apparu en premier sur maliweb.net.

]]>
https://www.maliweb.net/education/universite-a-bamako-lexamen-special-dentree-a-la-flsl-decrie-par-des-candidats-2919739.html/feed 0
Lutte contre le terrorisme : le gouvernement malien à cheval entre deux leviers https://www.maliweb.net/insecurite/lutte-contre-le-terrorisme-le-gouvernement-malien-a-cheval-entre-deux-leviers-2919737.html https://www.maliweb.net/insecurite/lutte-contre-le-terrorisme-le-gouvernement-malien-a-cheval-entre-deux-leviers-2919737.html#respond Tue, 09 Mar 2021 02:33:06 +0000 http://www.maliweb.net/?p=2919737 Dans une interview accordée, vendredi 5 mars 2021, à la RFI et la France 24, le Premier ministre Moctar Ouane a indiqué que le gouvernement du Mali reste favorable au dialogue engagé avec les groupes terroristes, surtout lorsque ceci constitue une recommandation très forte du peuple malien à travers non seulement le Dialogue national inclusif, mais également les […]

L’article Lutte contre le terrorisme : le gouvernement malien à cheval entre deux leviers est apparu en premier sur maliweb.net.

]]>

Dans une interview accordée, vendredi 5 mars 2021, à la RFI et la France 24, le Premier ministre Moctar Ouane a indiqué que le gouvernement du Mali reste favorable au dialogue engagé avec les groupes terroristes, surtout lorsque ceci constitue une recommandation très forte du peuple malien à travers non seulement le Dialogue national inclusif, mais également les Journées de concertation nationale de septembre 2020 tenues à Bamako.

« Nous combattons les terroristes » et « nous parlons avec les terroristes »,c’est la déclaration de Moctar Ouane, Premier ministre de la transition au cours de son intervention sur RFI et France24, le vendredi dernier.Selon ses précisions, il s’agit de combiner ces deux leviers pour asseoir la sécurité au Mali.

« Nous, nous avons une action militaire que nous déployons sur le terrain, et cette action militaire va se poursuivre contre tous les groupes terroristes, mais dans cette action il y a une opportunité qui s’offre également à travers les discussions qui pourraient être engagées avec ceux qui opèrent de manière violente souvent contre leur gré, et pour des raisons existentielles », a souligné vendredi, Moctar Ouane, sur RFI et France 24. Pour lui, il s’agit d’extirper de la violence les éléments violents contre leur gré, tout en les engageant dans une dynamique, dans une perspective plus « constructive, plus positive, plus vertueuse », qui est celle de se réinsérer dans la communauté.

Coopération militaire Mali-France

Selon le chef du gouvernement de la transition, seule, cette voie ne permettra pas d’atteindre l’objectif recherché. « Nous n’avons pas la naïveté de considérer que, par le dialogue, nous parviendrons à régler cette question[la crise sécuritaire ndlr]. Nous utiliserons ce levier-là[le dialogue ndlr] comme un moyen supplémentaire de parvenir à l’objectif que nous recherchons, en insistant sur l’action militaire implacable qu’il faut maintenir et amplifier. »

Au cours de cet entretien, Moctar Ouane n’a pas manqué de saluer l’engagement de la France aux côtés des Forces armées Maliennes. À ce sujet, il a annoncé que le gouvernement du Mali continuera de s’engager pour cette coopération militaire avec la France.« Nous devons continuer de la [la coopération ndlr] développer de part et d’autre », a-t-il rassuré.

Bakary Fomba

Source : https://phileingora.org

L’article Lutte contre le terrorisme : le gouvernement malien à cheval entre deux leviers est apparu en premier sur maliweb.net.

]]>
https://www.maliweb.net/insecurite/lutte-contre-le-terrorisme-le-gouvernement-malien-a-cheval-entre-deux-leviers-2919737.html/feed 0
Le tramadol : l’épine sous-estimée dans le pied de l’Etat malien https://www.maliweb.net/sante/le-tramadol-lepine-sous-estimee-dans-le-pied-de-letat-malien-2919722.html https://www.maliweb.net/sante/le-tramadol-lepine-sous-estimee-dans-le-pied-de-letat-malien-2919722.html#respond Tue, 09 Mar 2021 02:11:12 +0000 http://www.maliweb.net/?p=2919722 A force de consacrer plus de temps et d’énergie à un seul problème, dans une forêt de problèmes, on risque de se retrouver dans une excavation inextricable. Tel est le cas de l’Etat malien qui n’a visiblement cure que du problème sécuritaire dans la partie centrale et septentrionale du pays, alors que sous ses pieds […]

L’article Le tramadol : l’épine sous-estimée dans le pied de l’Etat malien est apparu en premier sur maliweb.net.

]]>

A force de consacrer plus de temps et d’énergie à un seul problème, dans une forêt de problèmes, on risque de se retrouver dans une excavation inextricable. Tel est le cas de l’Etat malien qui n’a visiblement cure que du problème sécuritaire dans la partie centrale et septentrionale du pays, alors que sous ses pieds végètent d’autres problèmes susceptibles de devenir des maux métastatiques. La problématique du tramadol en est un.

Selon la revue médicale mensuelle indépendante française «Prescrire », le médicament à base de tramadol est un antalgique opioïde, qui expose ses consommateurs à d’innombrables effets indésirables communs à tout opioïde : troubles digestifs, neuropsychiques et respiratoires, dépendance à la fois physique et psychologique, accoutumance, troubles du rythme cardiaque, hypoglycémie, entre autres.

Et la même source de relever que le tramadol est le médicament opioïde le plus impliqué dans les surdoses mortelles, la consommation et la mortalité étant liées. Des études britanniques et coréennes démontrent par ailleurs, toujours selon « Prescrire », qu’il y a plus de risque de mort lié au tramadol qu’à d’autres antalgiques.

Or le problème du tramadol touche le monde entier en ce sens qu’il est l’anti-douleur prisé par beaucoup de pays à travers la planète, en dépit de ses effets néfastes pour la santé et très souvent destructeurs. L’ironie de l’histoire est qu’on n’évoque le plus souvent que les méfaits du seul tramadol pharmaceutique licite, qui a tout de même sa parcelle d’utilité. Le malheureux sort de l’Afrique, déversoir des médicaments (qualité inférieure ou de mauvaise qualité) des plus grands laboratoires occidentaux, ne peut en être que plus funeste. Et, selon la canadienne titulaire d’un doctorat en études musico-littéraires, Emma Hooper, « l’industrie pharmaceutique de contrefaçon est particulièrement florissante en Afrique de l’ouest où les forces de l’ordre se battent pour mettre fin aux activités des syndicats du crime qui opèrent avec des connexions internationales ».

Le Nigeria est la brèche la plus béante du trafic de faux médicaments et gangrène toute la sous-région de ce problème, le sahel étant le plus concerné. Le nord Mali, qui échappe en partie au contrôle de l’Etat, est considéré comme le point de départ des routes du sahel pour l’acheminement de toutes sortes de drogues vers d’autres cieux. Si à cela s’ajoute la porosité de nos frontières avec d’autres pays voisins comme la Guinée (un autre véritable nid du trafic de faux médicaments), la Côte d’Ivoire, le Burkina Faso, le Sénégal, le Niger qui essayent tant bien que mal de se soustraire de ce guêpier de faux médicaments, le Mali pourrait finir par ravir sa place au géant Nigeria qui est connu d’avoir le plus grand réseau de trafic de faux médicaments. Près de 19,88 tonnes de faux médicaments ont été par exemple saisies au Mali entre 2015 et 2018 alors que pour beaucoup de vendeurs clandestins de produits pharmaceutiques contrefaits le tramadol est de très loin le faux médicament le plus prisé surtout celui du Nigeria par rapport à celui de la Guinée.

Selon l’office central des stupéfiants (OCS), les statistiques de saisie de drogue en 2018 sont de 270 mille comprimés de tramadol saisies.

  • Pourquoi cet attachement addictif précisément au tramadol

A en croire le professeur Amine Beyamina, addictologie à l’hôpital universitaire Paul Villejuif de paris, ce produit illicite possède un noyau anti dépresseur, une puissance antalgique et addictive bon marché, surtout accessible du fait qu’il a l’aspect d’un médicament. À la lumière de son explication, on est fondé à admettre que l’état actuel de notre vie sociétale rend attractif des stupéfiants comme le tramadol, et cela pour diverses raisons : le noyau anti dépresseur qu’il contient est l’élément le plus incitateur pour la majeure partie d’une jeunesse qui ne sait plus où donner la tête, avec une éducation familiale de façade, une éducation communautaire failli, un système éducatif scolaire en lambeaux et sans promesse d’avenir radieux ni garantie d’avenir convenable.

Par ailleurs, les vertus antalgiques du produit incitent bon nombre d’ouvriers à en consommer pour travailler de façon surhumaine et accroître leurs rendements et revenus. En témoigne l’aveu d’un jeune tailleur au Grand marché de Bamako. Pour lui, le tramadol, qu’il appelle affectueusement « Tra», est surtout utile pour deux raisons : aider à travailler toute la journée pendant les périodes de fêtes sans ressentir de fatigue, de faim ni de besoin naturel, puis accroître la performance sexuelle.

Sur un autre plan le fait que le tramadol soit un semblant de médicament bon marché et accessible amène beaucoup d’honnêtes citoyens pauvres (tout âge confondu) à recourir à ce produit qui n’est autre que de la drogue pour soulager leurs douleurs. En définitive, la puissance addictive qu’a le tramadol le rend irrésistible et fait de son commerce l’un des plus lucratifs, cela dans un pays où le taux de chômage a atteint un seuil jamais égalé. Conséquence : la vente clandestine du produit prospère dans chaque grande agglomération urbaine au point qu’on se demande si les consommateurs s’aperçoivent du danger lié à la consommation du tramadol.

Paradoxalement, les plus grands consommateurs le savent et sont souvent victimes de de ses effets secondaires comme les crises convulsives et épileptiques, les étourdissements, vomissements, hallucinations jusqu’à la folie, etc.

  • Une réponse s’impose

En définitive, le problème de faux médicaments et particulièrement celui du tramadol doit être considéré avec le sérieux qu’il mérite en tant que vecteur de trouble d’ordre public et facteur de déséquilibre sociétal : incivisme, accidents de route , violence de tout genre , accroissement de la criminalité (le tramadol étant l’une des nombreuses drogues chéries de beaucoup de groupes terroristes)

Beaucoup de pays africains l’ont d’ailleurs compris. En janvier 2020, à Lomé, sept chefs d’Etat ont décidé de passer à l’action contre les faux médicaments en durcissant la règlementation y afférente. Il s’agit du président congolais Denis Sassou-Nguessou, du sénégalais Macky Sall, du nigérien Mamadou Issoufou, di ghanéen Nana Akufo Ado, du gambien Adama Barrow, de l’Ougandais Museveni et du Togolais Faure Gnassingbe. L’absence du président malien de l’époque et même d’un représentant en dit long sur la négligence des plus hautes autorités de notre pays face à ce problème. L’Etat doit se faire violence en prenant en compte des problèmes autres que celui de la sécuritaire. Il doit s’atteler à rendre moins poreuses ses frontières, briser la chaîne de transmission clandestine des faux médicaments à l’intérieur du pays, mettre en place un système sanitaire qui permette l’accès aux produits pharmaceutiques licites pour toutes les couches de la société, faire des campagnes de sensibilisation contre le phénomène via les différentes ondes et les réseaux sociaux très suivis par la population. Si nos dirigeants  ne changent pas de fusil d’épaule en remédiant à ce problème, il peut avoir une incidence très dramatique non seulement sur la jeunesse en grande partie paumée, mais également sur la population dans son ensemble.

 

Ousmane T Diakité, Stagiaire

L’article Le tramadol : l’épine sous-estimée dans le pied de l’Etat malien est apparu en premier sur maliweb.net.

]]>
https://www.maliweb.net/sante/le-tramadol-lepine-sous-estimee-dans-le-pied-de-letat-malien-2919722.html/feed 0
Taoudenit: Le Gouverneur Ould Meydou à la croisée de protestations et défis de développement https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/taoudenit-le-gouverneur-ould-meydou-a-la-croisee-de-protestations-et-defis-de-developpement-2919721.html https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/taoudenit-le-gouverneur-ould-meydou-a-la-croisee-de-protestations-et-defis-de-developpement-2919721.html#respond Tue, 09 Mar 2021 02:09:55 +0000 http://www.maliweb.net/?p=2919721 Les populations de la région du sel vont-elles parler le même langage ? C’est la question qui taraude sans doute le gouverneur de cette région, Mohamed Abdrahmane Meydou, qui, depuis la semaine dernière affronte à la fois les contestations et le défi de fédérer les tendances au nom du seul challenge qui vaille : le […]

L’article Taoudenit: Le Gouverneur Ould Meydou à la croisée de protestations et défis de développement est apparu en premier sur maliweb.net.

]]>

Les populations de la région du sel vont-elles parler le même langage ? C’est la question qui taraude sans doute le gouverneur de cette région, Mohamed Abdrahmane Meydou, qui, depuis la semaine dernière affronte à la fois les contestations et le défi de fédérer les tendances au nom du seul challenge qui vaille : le développement d’une région naissante.

Deux courants opposés se sont en effet succédé sur l’arène de la démonstration de masse, la semaine dernière, en battant chacun le pavé à Tombouctou, ville qui héberge la quasi-totalité des services administratifs de Taoudeni. La première vague, celle des contestataires menés par un certain Ould Bagna, réclamait la révocation du gouverneur à coups de d’énonciations d’une gestion qu’ils jugent calamiteuses, tandis que le camp favorable affiche soutien et promesses d’accompagnement à l’exécutif régional conduite par le Général Meydou. Le fossé entre les deux tendances rivales s’est sans doute creusé avec les enjeux communautaristes de la mise en place des différentes instances de décision de la région naissante.

À l’instar d’autres régions du pays, en effet, la nouvelle région de Taoudenit est appelée à instaurer les autorités intérimaires conformément aux prescriptions de l’Accord pour la paix issue du processus d’Alger. De par sa structuration administrative, elle compte 37 collectivités réparties dont une (1) collectivité au niveau régional, six (6) au niveau cercle et une trentaine (30) de collectivités communales. Au jour d’aujourd’hui, seule les autorités intérimaires de la région et de trois autres collectivités ont été installées, explique ainsi un des conseillers spéciaux au gouvernorat de Taoudenit, ajoutant que le retard qu’accuse l’effectivité des différentes collectivités a trait au manque de consensus entre les parties signataires de l’accord, à savoir : la partie Gouvernementale, la CMA et la Plateforme.

Quant à la goutte d’eau ayant fait déborder le vase, elle est consécutive à la récusation de certains membres du collège transitoire régionale par le Collectif pour la promotion de la paix et la justice. En clair, la mesure réglementaire y afférente est taxée de partisane par ses contempteurs, qui ont pris d’assaut les locaux du gouvernorat, exigeant la suppression du décret portant nomination des membres de l’autorité intérimaire, à coups de slogans brandis hostiles au gouverneur Mohamed Abderhamane Ould Meydou.

Le collectif ne représente naturellement pas l’ensemble des composantes communautaires qui forment la Région du Sel. Et pour cause, un autre groupe est sorti de sa réserve dès lendemain de la première manifestation pour réaffirmer son adhésion aux autorités transitoires dont la nomination a présenté par beaucoup comme une démarche décisive dans l’opérationnalisation d’une région partie presque du néant. Ils défendent quant à eux l’impartialité du gouverneur et estiment que le collège transitoire obéit aux dispositions de l’Accord pour la paix en vertu duquel l’installation des différentes équipes ainsi que la désignation de leurs membres respectifs reviennent à la partie gouvernementale.

Qui plus est, l’ensemble des acteurs concernés avaient été néanmoins impliqués au processus, à la faveur d’une assemblée générale où l’opportunité leur était offerte de faire des propositions de listes de personnes susceptibles de siéger au collège régional. Il va sans dire que les choix étaient loin de l’arbitraire que dénoncent les adversaires du Général Meydou. La contre-marche, pour ses organisateurs, est donc une manifestation salutaire qui traduit la tendance largement dominante des satisfactions qu’éprouvent les communautés de la région ainsi que leurs attentes de voir le gouvernement accélérer la mise en marche du train du développement de Taoudenit. Pour ce faire, il va falloir circonscrire les considérations claniques et tribales sur fond de rivalités opposant les Ouleid Oumran et alliés aux Ouleid Idriss et Ouleid Iche, estime un autre interlocuteur du nom de Attaher Ould Arwata.

Quoi qu’il en soit, la composition et le fonctionnement du collège ne sauraient obéir à une règle de préférence ethnique là où les principes démocratiques et la démarche participative devraient être de mise. Capituler devant cette évidence c’est dévier du devoir de fédérer l’ensemble les forces de la région naissante autour de son développement harmonieux. C’est pourquoi le Général gouverneur Ould Meydou s’est choisi comme credo l’élévation et la prise de hauteur qui consistent à préférer le profil bas face aux agitations, au nom du défi historique d’ajouter la prouesse politique à ses nombreux hauts faits et faits d’armes.

 

Albakaye B Cissé, correspondance particulière

L’article Taoudenit: Le Gouverneur Ould Meydou à la croisée de protestations et défis de développement est apparu en premier sur maliweb.net.

]]>
https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/taoudenit-le-gouverneur-ould-meydou-a-la-croisee-de-protestations-et-defis-de-developpement-2919721.html/feed 0
Mamoutou Touré Bavieux tout proche du graal https://www.maliweb.net/sports/mamoutou-toure-bavieux-tout-proche-du-graal-2919716.html https://www.maliweb.net/sports/mamoutou-toure-bavieux-tout-proche-du-graal-2919716.html#respond Tue, 09 Mar 2021 02:05:45 +0000 http://www.maliweb.net/?p=2919716 Le domaine d’influence de l’actuel président de la Fédération Malienne de Football va peut-être bientôt dépasser la dimension du Mali. De source bien introduite, en effet, Mamoutou Touré alias Bavier, qui vient de triompher de l’adversité de proximité devant les instances internationales du foot, est sur le point d’en rajouter à son petit lait. Il […]

L’article Mamoutou Touré Bavieux tout proche du graal est apparu en premier sur maliweb.net.

]]>

Le domaine d’influence de l’actuel président de la Fédération Malienne de Football va peut-être bientôt dépasser la dimension du Mali. De source bien introduite, en effet, Mamoutou Touré alias Bavier, qui vient de triompher de l’adversité de proximité devant les instances internationales du foot, est sur le point d’en rajouter à son petit lait. Il serait bien parti, en clair, pour accéder au cercle très restreint de grands décideurs de la FIFA en tant que membre de son Conseil d’administration. Pour ce faire, tous les signaux sont au vert pour le président de la Femafoot, qui a su tisser sa toile sans tambour ni trompette et sans la moindre implication des plus hautes autorités du pays. Et pourtant, en soulevant le graal, c’est tout le pays qui va en tirer bénéfice de son triomphe. Et pour cause, l’instance est manifestement bien parti pour se placer au cœur de la marche mondiale du Ballon rond.

décisionnelle dont il est question est celle où se tranche l’affectation des grandes réalisations de la Fifa. A l’instar de l’école de foot dont la première pierre vient d’être posée par le président mondial de cette discipline, Infantino.

 

L’article Mamoutou Touré Bavieux tout proche du graal est apparu en premier sur maliweb.net.

]]>
https://www.maliweb.net/sports/mamoutou-toure-bavieux-tout-proche-du-graal-2919716.html/feed 0
Me Tapo va-t-il échapper à un rappel disciplinaire ? https://www.maliweb.net/societe/justice/me-tapo-va-t-il-echapper-a-un-rappel-disciplinaire-2919713.html https://www.maliweb.net/societe/justice/me-tapo-va-t-il-echapper-a-un-rappel-disciplinaire-2919713.html#respond Tue, 09 Mar 2021 02:01:29 +0000 http://www.maliweb.net/?p=2919713 Un ancien bâtonnier au banc de la correction. C’est ce qu’on est en passe de voir au Mali. En cause, les vagues tonitruantes de réactions provoquées par les récentes évolutions du rocambolesque dossier de déstabilisation de la Transition. Portée à la chambre d’accusation pour en examiner l’annulation de la procédure, l’affaire dégageait les relents d’un […]

L’article Me Tapo va-t-il échapper à un rappel disciplinaire ? est apparu en premier sur maliweb.net.

]]>

Un ancien bâtonnier au banc de la correction. C’est ce qu’on est en passe de voir au Mali. En cause, les vagues tonitruantes de réactions provoquées par les récentes évolutions du rocambolesque dossier de déstabilisation de la Transition. Portée à la chambre d’accusation pour en examiner l’annulation de la procédure, l’affaire dégageait les relents d’un élargissement pur et simple des accusés jusqu’à l’intervention surprenante du Procureur général, qui était visiblement d’un avis différent de celui de ses nombreux collaborateurs. Le représentant du ministère public est venu en clair doucher les espoirs des avocats de la défense en optant pour un pourvoi en cassation malheureusement suspensif de la levée du mandat de dépôt à l’encontre des accusés. Il n’en fallait pas plus pour déclencher la colère de leurs avocats dont le plus chevronné, Me Tapo, n’est point allé de mainmorte pour s’en prendre au ministère public pour sa sévérité. Or il parait de notoriété publique que le parquet n’a fait qu’user d’un droit consacré par les textes en vigueur. Autant de motifs pour la famille judiciaire d’envisager un rappel à l’ordre de l’ancien bâtonnier dont la descente à bras raccourci sur la justice malienne a été perçue avec perplexité y compris dans sa propre famille. Aux dernières nouvelles, le barreau faisait des pieds et des mains pour éteindre le feu allumé par l’une de ses figures les plus emblématiques.

La Rédaction

L’article Me Tapo va-t-il échapper à un rappel disciplinaire ? est apparu en premier sur maliweb.net.

]]>
https://www.maliweb.net/societe/justice/me-tapo-va-t-il-echapper-a-un-rappel-disciplinaire-2919713.html/feed 0
Après le décès de Soumaïla Cissé : L’Urd accueille un autre ténor https://www.maliweb.net/politique/apres-le-deces-de-soumaila-cisse-lurd-accueille-un-autre-tenor-2919755.html https://www.maliweb.net/politique/apres-le-deces-de-soumaila-cisse-lurd-accueille-un-autre-tenor-2919755.html#respond Tue, 09 Mar 2021 01:48:09 +0000 http://www.maliweb.net/?p=2919755 Entre le MEA (Mali En Action) de Mamadou Igor Diarra et l’Union pour la République et la Démocratie, le rapprochement a produit un véritable coup de foudre. Initiée au départ pour poser les jalons d’une collaboration à venir, une simple visite de travail s’est conclue par une l’une de miel, qui fera bientôt l’objet d’un communiqué […]

L’article Après le décès de Soumaïla Cissé : L’Urd accueille un autre ténor est apparu en premier sur maliweb.net.

]]>

Entre le MEA (Mali En Action) de Mamadou Igor Diarra et l’Union pour la République et la Démocratie, le rapprochement a produit un véritable coup de foudre. Initiée au départ pour poser les jalons d’une collaboration à venir, une simple visite de travail s’est conclue par une l’une de miel, qui fera bientôt l’objet d’un communiqué sur la fusion entre deux entités politiques que rien n’opposait visiblement que la distance.
Sans doute fallait-il un simple prétexte pour que s’allume leur flamme l’une pour l’autre. Les deux forces politiques en ont trouvé, samedi dernier, avec la visite de travail ayant conduit des partisans de l’ancien ministre de l’Economie et des Finances au BEN de l’Urd. Nos sources indiquent, en effet, que c’est une bonne vingtaine de dirigeants de Mali En Action qui ont déferlé pour la circonstance sur le siège du Parti de la Poignée de Mains. Objectif :  évaluer la situation politique du pays et examiner la possibilité d’une collaboration aussi étroite que possible. Sauf que les deux parties n’ont pas voulu laisser s’échapper l’occasion d’une jonction longtemps annoncée entre le parti de feu Soumaïla Cissé et l’entité politique ayant porté la candidature de Mamadou Igor Diarra à la présidentielle de 2018.  C’est ainsi qu’à l’issue de leur rencontre d’avant-hier, le long flirt a finalement débouché sur une union pour le meilleur et pour le pire, qui sera bientôt officialisée par voie de communiqué, nous a-t-on confié. Mais les partisans des deux entités devenues désormais une et indivisible n’ont guère attendu les formalités pour s’en extasier. Sur les réseaux sociaux, on apprend même par certains adeptes de la fusion-absorption que celle-ci participe d’un vœu longtemps nourri par le défunt président de l’URD et qu’elle honore par conséquent sa mémoire. D’autres partisans y vont quant à eux d’une approche plus rationnelle et perçoivent la démarche comme une opportunité pour les nombreux militants de MAE de disposer d’un cadre d’expression plus visible pour les ambitions et solutions qu’ils portent pour le Mali. Les militants de l’URD, troisième force politique du pays, n’en tirent pas moins le parti d’accueillir en leur sein un ténor de la trempe de Mamadou Igor Diarra. Quoique candidat malheureux à la présidentielle de 2018, l’ancien ministre d’ATT puis d’IBK n’en a pas moins du talent et de l’expérience à revendre, en tant que fin connaisseur du pays, de ses problèmes et laboratoire assez fertile d’idées pour son développement. Toutes choses dont il a fait étalage dans une publication où sont consignées ses aspirations pour le Mali ainsi que les propositions de remèdes aux maux qui le rongent depuis 2012.
En accueillant, un mastodonte de la dimension d’Igor Diarra, auteur de « C’est possible au Mali », l’URD n’a peut-être pas trouvé le remplaçant de Soumaïla Cissé au fauteuil de leader, mais, pour sûr, la relève est assurée quant à la vivacité et la fertilité d’idées auxquelles s’ajoute une fraîcheur juvénile qui fait l’affaire de ses générations montantes.

A KEÏTA

L’article Après le décès de Soumaïla Cissé : L’Urd accueille un autre ténor est apparu en premier sur maliweb.net.

]]>
https://www.maliweb.net/politique/apres-le-deces-de-soumaila-cisse-lurd-accueille-un-autre-tenor-2919755.html/feed 0
Attaques successives à Bandiagara (Mopti), Hèrémakono (Sikasso), San (Ségou) : Les leçons d’une défaillance politico-militaire https://www.maliweb.net/insecurite/attaques-successives-a-bandiagara-mopti-heremakono-sikasso-san-segou-les-lecons-dune-defaillance-politico-militaire-2919764.html https://www.maliweb.net/insecurite/attaques-successives-a-bandiagara-mopti-heremakono-sikasso-san-segou-les-lecons-dune-defaillance-politico-militaire-2919764.html#respond Tue, 09 Mar 2021 01:45:43 +0000 http://www.maliweb.net/?p=2919764 Au moins 20 morts suite à trois attaques successives dans des situations presque similaires… Au-delà du constat d’une insécurité désormais sans limite ni frontière, l’on retiendra une défaillance regrettable et combien déplorable de notre système sécuritaire et surtout un manque total de réalisme de la part des autorités politiques et militaires de la Transition.  D’abord cette certitude : ce n’est pas en vain que nos soldats tombent en […]

L’article Attaques successives à Bandiagara (Mopti), Hèrémakono (Sikasso), San (Ségou) : Les leçons d’une défaillance politico-militaire est apparu en premier sur maliweb.net.

]]>

Au moins 20 morts suite à trois attaques successives dans des situations presque similaires… Au-delà du constat d’une insécurité désormais sans limite ni frontière, l’on retiendra une défaillance regrettable et combien déplorable de notre système sécuritaire et surtout un manque total de réalisme de la part des autorités politiques et militaires de la Transition. 

D’abord cette certitude : ce n’est pas en vain que nos soldats tombent en ce moment sous les balles ennemies. C’est justement parce qu’ils se battent, qu’ils résistent et qu’ils meurent tous les jours que le pays existe encore là, débout. Nous leur devons donc une fière chandelle. Il est faux, voire insultant et démoralisant de dire que nous avions perdu la guerre d’où la nécessité de négocier le couteau sous la gorge.

Si guerre nous avions effectivement perdue, les vainqueurs auraient, à l’heure actuelle, imposé leurs lois comme ils l’ont déjà fait dans les régions tombées sous leur giron en 2012. Il est cependant évident que le pays subit une forte pression à l’heure actuelle. L’ennemi aussi d’ailleurs. Mais à la guerre comme à la guerre ! Tant pis pour le premier à craquer.

Alors, que les Morts reposent en paix, prompt rétablissement aux blessés et courage aux Vivants !

Pour autant, trois attaques visiblement planifiées dans trois régions dans un intervalle régulier de trois jours ayant fait chacune plus d’une trentaine de victimes et de nombreux dégâts matériels, laissent perplexes et suscitent de nombreuses interrogations.

Nous avions, dans ces mêmes colonnes, longuement critiqué la hiérarchie lors de la chute de OGOSSAGOU (1 et 2), DIOURA et SOBADANI… Mais ce qui se passe aujourd’hui n’a rien à envier à ces localités sur le plan purement militaire. Il s’agirait d’un véritable scandalemilitaire.

La Transition, majoritairement composée  de militaires et avec la militarisation à outrance de l’administration en l’occurrence, doit s’expliquer. Il a fallu moins que cela (Bandiagara, Hèrèmakono et San) sous IBK pour susciter la grogne populaire et une instabilité politique qui aura finalement raison du régime politique en place…

Tout se passe aujourd’hui comme si personne à Heremakono et San, n’a appris la moindre leçon de la première attaque (Bandiagara). Pour un pays en état de guerre… Hum ! L’on constate que l’assaillant, dans les trois cas, est arrivé pendant le même intervalle de temps (entre 19h – 00h). Il a tué, saccagé et s’en est allé.

Aussi, Bandiagara ou pas, au regard de la situation d’urgence imposée de fait au pays, toute unité, brigade, commissariat, entre autres, doit être en tout temps et en tout lieu, être en position de combat. Mais il est tout simplement regrettable que les nôtres se fassent régulièrement surprendre. Pourquoi donc ? La hiérarchie seule n’est pas interpellée. Les hommes et femmes sur le terrain doivent également s’interroger.

L’on en saurait éternellement attribuer les défaillances à la hiérarchie, au manque de matériels, au non-paiement de primes, entre autres motivations. La guerre est d’abord et avant tout une question de survie personnelle avant d’être celle de défense du territoire et de la Nation. La troupe au sol et sur le terrain doit donc se sentir interpellée.

On a ouï dire par le Premier Ministre de la Transition dans son fameux Plan d’Action du Gouvernement, qu’il faille dialoguer. Négocier ? Oui, mais avec qui ? Ces auteurs des attaques de Bandiagara, Hèrèmakono et et San ?

Il est évident que les ces assaillants ne donnent aucune chance à la paix en procédant de manière répétitive aux attaques sanglantes. Un message  se cache visiblement dans ces offensives meurtrières. Il ressemble à ceci : «pas de répit, pas de paix. Seulement la reddition et rien d’autre !».

Et le choix de leurs cibles est très parlant : Tous les symboles attaqués représentent l’Etat du Mali. Aucun objectif civil ! Le clin d’œil à l’endroit des populations civiles est donc évident. Elles constituent (les populations) manifestement l’enjeu.

Il est dommage que rien ne soit entrepris à l’heure actuelle par Bamako, pour réduire le fossé existant désormais entre l’Armée malienne et la population de manière générale. Tenez par exemple : les fêtes du 20 Janvier et 22 Septembre sont devenues purement et exclusivement militaires, les populations civiles étant de facto exclues, ne se sentent plus concernées et ont tendance à se replier sur elles-mêmes; le coup d’Etat militaire du 18 Août 2020 a engendré le règne des Colonels et amoindri la représentativité et le rôle des politiques assimilés dans certains cas, à des apatrides; la militarisation de l’administration publique a accentué la méfiance… Bref, le fossé entre populations civiles et militaires est en train de s’élargir. Et ceci, loin d’une bonne nouvelle, arrangerait plutôt les affaires des assaillants qui perçoivent là un potentiel allié.

Aussi, l’on constate d’ores et déjà que les attaques pourtant meurtrières et systématiques sont accueillies dans l’indifférence presque totale des populations civiles de façon générale. Elles semblent avoir perdu foi en certains militaires qui ont visiblement dilapidé le capitale de confiance que les Maliens, dans une écrasante majorité, vouaient au Soldat et au «Porteur d’uniforme» malien en général. Hélas !

Force est de reconnaître que les autorités politico-militaires de la Transition pèchent en ce moment en maints endroits et ne donnent nullement l’impression d’être conscients du péril qui se dessine. Les attaques à Bandiagara, Hèrèmakono et San semblent en être des signes annonciateurs.

B.S. Diarra

 

L’article Attaques successives à Bandiagara (Mopti), Hèrémakono (Sikasso), San (Ségou) : Les leçons d’une défaillance politico-militaire est apparu en premier sur maliweb.net.

]]>
https://www.maliweb.net/insecurite/attaques-successives-a-bandiagara-mopti-heremakono-sikasso-san-segou-les-lecons-dune-defaillance-politico-militaire-2919764.html/feed 0
Arrestations et procédures judiciaires controversées : les dérives de la transition https://www.maliweb.net/societe/justice/arrestations-et-procedures-judiciaires-controversees-les-derives-de-la-transition-2919750.html https://www.maliweb.net/societe/justice/arrestations-et-procedures-judiciaires-controversees-les-derives-de-la-transition-2919750.html#respond Tue, 09 Mar 2021 01:31:36 +0000 http://www.maliweb.net/?p=2919750 Depuis le coup d’État d’août 2020, une dérive dictatoriale s’est installée Mali. Qu’elle est bien derrière nous l’ère du régime de Ibrahim Boubacar Keita, taxé de corrompu d’incapable même de fantoche, où tout était pourtant sujet à des concertations et à des compromis. Aujourd’hui la véhémente gestion clanique et unilatérale tenue d’une main de fer par […]

L’article Arrestations et procédures judiciaires controversées : les dérives de la transition est apparu en premier sur maliweb.net.

]]>

Depuis le coup d’État d’août 2020, une dérive dictatoriale s’est installée Mali. Qu’elle est bien derrière nous l’ère du régime de Ibrahim Boubacar Keita, taxé de corrompu d’incapable même de fantoche, où tout était pourtant sujet à des concertations et à des compromis. Aujourd’hui la véhémente gestion clanique et unilatérale tenue d’une main de fer par un groupe de militaires visiblement allergiques aux critiques ainsi qu’à liberté d’expression, de précieux acquis démocratiques qui dépassent apparemment l’entendement du clan militaire qui contrôle actuellement l’appareil d’Etat. La preuve, en décembre 2020, les autorités militaires de la transition ont décrété des mesures restrictives contre la liberté d’expression et de la presse avec comme prétexte la nouvelle vague de la pandémie COVID 19. Comme si cela ne suffisait pas, dans la foulée, le jeune téméraire activiste, Mohamed Youssouf Bathilly alias Ras Bath, est interpellé à son domicile par deux individus. Accusé de faire outrage à la personne du président de Transition et à l’armée nationale, Ras Bath a été le premier nom d’une longue nomenclature de personnalités arrêtées par les agents de la sécurité d’état notamment : Vital Robert Diop directeur du pari mutuel urbain (PMU) du Mali, Souhaibou Coulibaly qui est à la tête de l’agence de gestion du fonds d’accès universel ( AGEFAU) , Mamadou Koné et Souleymane Kansaye deux hauts cadres du trésor public , Sekou Traore ex secrétaire général de la présidence sous IBK , Aguibou Tall responsable d’agence de télécommunication demi-frère  de l’ancien premier ministre Boubou Cissé . Il leur est reproche de s’être associés à l’ex Premier ministre Boubou Cisse recherché par la justice pour avoir prétendument fomenté des troubles et attenté à la stabilité des organes de Transition par sabotage de ses initiatives. Des accusations difficiles à faire gober à l’imaginaire public, sachant que Boubou Cissé, relâchées depuis peu par la junte de sa captivité post coup d’état, est dans le viseur de la justice malienne pour l’affaire des onze personnes tuées par balles devant la mosquée de l’imam Dicko.

La question se pose : l’ex-premier ministre serait-il amnésique au point de faire fi du couperet qui plane sur sa tête pour s’attirer d’autres ennuis avec la justice ?

De sa cachette, Boubou affirme que ce qui se trame n’est autre qu’un nettoyage politique ou même un assassinat politique «son assassinat politique». Pour Me Kassoum Tapo, l’un de ses avocats, le dossier est vide. Le 16 février dernier Alou Nampé l’avocat général de la cour d’appel, estimant que la procédure est biaisée, prend la ferme décision de demander l’annulation des procédures et la levée des mandats de dépôt à l’encontre de Ras Bath ainsi que cinq de ses Co-inculpés placés en détention depuis fin décembre 2020. C’est là où la procédure judiciaire, qui avait le mérite d’énerver, tourne à la dérision avec la mutation inopinée des magistrats. L’ambiguïté de cette procédure judiciaire tient en haleine le monde des juristes maliens. L’ironie de l’histoire est que tout ce qui était reproché au régime d’IBK, contesté à juste titre, revient en catimini susciter la même indignation en outre : les arrestations illégales et abusives de la direction générale de la sécurité d’Etat (DGSE), les tentatives d’instrumentalisation de la justice, la gestion familiale du pouvoir laisse place à celle clanique de la junte, espérons que le reste ne suit pas.

Jeudi dernier, lors de sa comparution à l’émission «grand jury» sur la chaîne Renouveau l’expérimenté juriste Mohamed Ali Bathily, père biologique de Ras bath,  a joué à l’équilibriste quand les journalistes l’ont invité à émettre son avis sur cette affaire dont son fils est l’un des principaux protagonistes. En revanche-t-il n’a pas hésité à pourfendre la junte quant à son modus operandi : « leur parachèvement est devenu un accaparement et c’est de la félonie ».

En tout cas cet accaparement n’augure rien de bon et c’est justement là où le bât blesse. IBK, le paria, est aujourd’hui supplée par une transition qui est loin d’apporter les résultats escomptés. Pire elle veut se frayer un chemin sans contrariétés ni embuscades pour l’élection présidentielle de 2022. Ce qui explique peut-être cette procédure judiciaire controversée qui semble être plutôt un dilatoire, et beaucoup d’autres tractations à plusieurs niveaux.

La junte dans sa démarche et sa logique singulière doit savoir qu’elle porte une couronne d’épines aux yeux d’une population dont le penchant insurrectionnel est en hibernation avant un réveil imminent.

 

Ousmane T Diakité, stagiaire

L’article Arrestations et procédures judiciaires controversées : les dérives de la transition est apparu en premier sur maliweb.net.

]]>
https://www.maliweb.net/societe/justice/arrestations-et-procedures-judiciaires-controversees-les-derives-de-la-transition-2919750.html/feed 0
Tirs croisés de Mahmoud Dicko et du Cherif de Nioro contre les autorités de la Transition https://www.maliweb.net/societe/tirs-croises-de-mahmoud-dicko-et-du-cherif-de-nioro-contre-les-autorites-de-la-transition-2919753.html https://www.maliweb.net/societe/tirs-croises-de-mahmoud-dicko-et-du-cherif-de-nioro-contre-les-autorites-de-la-transition-2919753.html#comments Tue, 09 Mar 2021 01:24:49 +0000 http://www.maliweb.net/?p=2919753 «Un président distant et un Premier ministre froid ne peuvent conduire le pays…», Mahmoud Dicko «Quiconque enfreint à nos valeurs ne bénéficiera pas de mon soutien», le Cherif de Nioro   Les autorités de la transition sont-ils en train de filer du mauvais coton ? Rien ne paraît plus sûr. C’est du moins ce que laisse […]

L’article Tirs croisés de Mahmoud Dicko et du Cherif de Nioro contre les autorités de la Transition est apparu en premier sur maliweb.net.

]]>

«Un président distant et un Premier ministre froid ne peuvent conduire le pays…», Mahmoud Dicko

«Quiconque enfreint à nos valeurs ne bénéficiera pas de mon soutien», le Cherif de Nioro

 

Les autorités de la transition sont-ils en train de filer du mauvais coton ? Rien ne paraît plus sûr. C’est du moins ce que laisse penser la sortie médiatique de deux figures emblématique ayant contribué à l’avènement de cette transition, en occurrence le Cherif de Nioro et l’ex autorité morale du M5 RFP.

En effet, deux mois après son manifeste, qui a fait coulé beaucoup d’encre et de salive, l’imam Mahmoud Dicko a fait une apparition aussi inattendue que fracassante, hier, au meeting d’un regroupement politique. Selon lui, les maux du Mali se résument à une question de gouvernance. «Je vais dénoncer les autorités de la transition, qui ne respectent rien ni personne. On ne peut gérer le peuple sans le peuple», a martelé l’imam Dicko en reprochant aux tombeurs d’IBK de ne prendre langue avec aucune composante de la société depuis leur arrivée au pouvoir. «Je suis au regret de constater que les choses vont dans le sens contraire de ce que j’avais imaginé», admet le leader religieux. Mahmoud Dicko confie qu’à son retour de la Mecque, entre l’aéroport et sa résidence, ce qu’il a vu et entendu ne lui paraissant guère rassurant, en laissant entendre au passage que les autorités de Transition gèrent le pays avec plus de mépris que de considération. Il affirme en avoir d’ailleurs parlé avec Bah Ndaw. «On ne gère pas un pays avec arrogance. Il faut écouter le cri de détresse du peuple», a renchéri Mahmoud Dicko, avant de marteler que les gens sont libres de commenter ses prises de position mais qu’il pense agir pour le Mali. L’imam assure par ailleurs qu’il ne restera pas silencieux face à se qui se profile à l’horizon.

«Je le dis haut et fort, il faut que les autorités de la transition sortent de leur isolement. Un président distant de son peuple, un Premier ministre froid. Cela ne peut conduire le pays dans le bon sens», a conclu Mahmoud Dicko.

Quant aux Cherif de Nioro, il a profité de la visite de certains membres du gouvernement à Nioro du Sahel, mercredi dernier, pour cracher comme à ses habitudes, ses quatre vérités sur la marche de la Transition. Et comme cela ne suffisait pas, il a renchéri à l’occasion de sa prêche du vendredi dernier. Faisant le point de la situation à ses fidèles, il a réaffirmé son combat contre la dépravation des valeurs religieuses. «J’ai reçu une délégation composée de 3 ministres, le lundi passé. Nos discussions ont porté sur beaucoup d’aspects concernant la réussite de la Transition. L’ensemble des ministres présents ont tous demandé mon soutien en vue de la réussite de la Transition. Pour ma part, j’ai été clair par rapport à la façon dont ils s’y prennent. Je leur ai rappelé que j’ai été la première personne à apporter mon soutien à la Transition et cela, avant même de connaître les acteurs de ladite Transition », a rapporté Bouyé, avant de faire part de sa déception et de son désarroi après tant d’espoirs fondés sur de ces militaires pour sonner le renouveau au Mali. Celui qui avait plaidé en son temps pour que la présidence de la Transition revienne, à contre-courant de la CEDEAO notamment, affirme ne plus être dans la même disposition et accuse ouvertement les autorités actuelles de porter atteinte «à nos valeurs sociétales et religieuses». Allusion est ainsi faite au malentendu en rapport avec la ministre de la Promotion de la femme, porteuse de l’avant-projet de loi sur la violence basée sur le genre. Un texte, aux yeux de l’autorité religieuse de Nioro, porte les germes d’une fragilisation des valeurs de l’islam et de nos traditions.

«La préservation et la défense de nos valeurs religieuses relèvent d’une question de principe pour un leader religieux. Quiconque enfreint à cela, ne bénéficie d’aucun soutien de ma part », a-t-il justifié.

Il dit par ailleurs être au courant que limoger la ministre à sa demande est perçu par les autorités de Transition comme une faiblesse et estime que c’est son maintien au gouvernement qui constitue une faiblesse car c’est l’ignorer en tant qu’unique répondant des Hamalistes du Mali et incarnation de valeurs respectueuses des principes de l’islam.

«Qu’il en soit, cette Transition n’a plus mon soutien quand bien même je ne compte mener aucune action contre elle. Sauf si elle persiste à faire passer cette loi que nous mettrions en échec au prix de notre sang », a-t-il mis en garde.

 

Amidou Keita

 

L’article Tirs croisés de Mahmoud Dicko et du Cherif de Nioro contre les autorités de la Transition est apparu en premier sur maliweb.net.

]]>
https://www.maliweb.net/societe/tirs-croises-de-mahmoud-dicko-et-du-cherif-de-nioro-contre-les-autorites-de-la-transition-2919753.html/feed 1